Chroniques

Auditorium du Louvre, Paris
 -  25 septembre 2014

La semaine dernière commençait à l’Auditorium du Louvre une série de concerts intitulée De Rameau à Daho qui, en partenariat avec le Palazzetto Bru Zane (dont elle se fait l’écho de la riche saison vénitienne...

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Cité de la musique, Paris
 -  23 septembre 2014

À la fin du printemps, les magasins offrent à prix cassé tout un stock hétéroclite, alléchant mais souvent dispensable, dans lequel on peine à trouver son bonheur. En ce premier jour d’automne, l’Ensemble...

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Salle Pleyel, Paris
 -  21 septembre 2014

La prestigieuse formation étatsunienne connaît une dernière fois le frimas si particulier d’une acoustique bientôt révoquée : pour deux soirs, le Cleveland Orchestra joue Brahms à la Salle Pleyel, avant de découvrir...

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Arsenal, Metz
 -  20 septembre 2014

De notre pays dit « de culture » il faut bien avouer qu’il ne possède guère les écrins indispensables à honorer Euterpe : quoi qu’on en dise, les salles anciennes n’ont pas...

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Théâtre des Champs-Élysées, Paris
 -  19 septembre 2014

Directeur du Rotterdams Philharmonisch Orkest depuis 2008, Yannick Nézet-Séguin choisit cette fois de jouer à Paris la complexe Symphonie en la mineur n°6 de Gustav Mahler, seconde proposition mahlérienne de sa part...

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Arsenal, Metz
 -  19 septembre 2014

À la veille de l’automne, et parallèlement aux Journées européennes du Patrimoine, l’une de nos plus belles acoustiques ouvre sa nouvelle saison avec trois concerts des ensembles en résidence. Ainsi le public...

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Théâtre des Champs-Élysées, Paris
 -  18 septembre 2014

Pour sa rentrée, l’Orchestre national de France s’illustre dans la vaste « symphonie dramatique avec chœurs, solos de chant et prologue en récitatif choral » d’Hector Berlioz, ...

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l'objet sonore

2 DVD Arthaus Musik (2014)
- 101 696
DVD

Filmé sans grand talent au Teatro alla Scala, en juin 2013, cette Götterdämmerung est le point final de la production milanaise d’un Ring démarré en juin 2010. Une ultime fois, après...

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1 coffret 2 CD Orfeo (2014)
- C 886 1421
CD

En octobre 1960, Karl Böhm enregistrait à Dresde une version de référence d’Elektra de Richard Strauss (avec Inge Borkh dans le rôle-titre), puis une seconde en vidéo, peu avant sa mort en 1981 (mise en scène de...

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1 coffret 3 CD Alpha 821

En 2014, on célèbre le tricentenaire d’un des compositeurs les plus fougueux et passionnés du XVIIIe siècle, l’un des génies de son siècle : le « Bach de Berlin » (1714-1788)....

en echo

Manifeste des musiciens futuristes

« En musique, comme dans tous les arts, l’emphase et la mauvaise rhétorique sont le résultat d’une disproportion entre le motif générateur et son expression, dénaturée et faussée par le culte obsédant de la tradition, le poids de la culture ou les conseils du goût courant. » Compositeur, théoricien et musicologue italien, Francesco Balilla Pratella (1880-1955) fait ses études au Liceo musicale de Pesaro, où il travaille avec Mascagni, entre autres. Moins connu pour ses œuvres scéniques (opéras, opérettes, etc.) que pour ses prises de position, Pratella rédige le Manifesto dei musicisti futuristi (1911), dans lequel il explique les « principes violents et absolus » d’une musique qui inspirera L’Art des bruits à son camarade Luigi Russolo. Les Éditions Lenka Lente réédite aujourd’hui ce classique de la modernité. Sortie le 8 octobre en savoir plus

Strauss dirige Strauss

Comme compositeur et chef d’orchestre, Richard Strauss (né à Munich le 11 juin 1864, mort à Garmisch-Partenkirchen le 8 septembre 1949) fut l’un des représentants les plus significatifs du postromantisme. Ce coffret de sept CD fait renaître l’interprète à travers sa musique, bien sûr, mais aussi celle de ses aînés. Quatre d’entre eux permettent d’entendre des œuvres aussi variées que Don Juan, Till Eulenspiegel, Interlude symphonique tiré d’Intermezzo, Danse des Sept Voiles tirée de Salome, Tod und Verklärung, Suite tirée de Der Bürger als Edelmann, Ein Heldenleben, Japanische Festmusik, Waltz sequences tiré de Der Rosenkavalier, Don Quixote (deux versions) ainsi que des Lieder. Le reste du coffret est consacré à Beethoven (Symphonies n°5 et n°7), Mozart (Symphonies n°39, n°40 et n°41 « Jupiter », Ouverture de Die Zauberflöte), et à des ouvertures signées Cornelius, Gluck, Weber et Wagner. (1 coffret Deutsche Grammophon 7 CD 479 2703) en savoir plus

Edito

septembre 2014

telefonino, Handy, cell phone, móvil…

Fut le temps de la société de cour où l’aristocratie venait se montrer aux représentations d’opéra, signifier au souverain qu’elle partageait le même goût pour les volutes vocales et les ballets exotiques. Vint celui de l’essor industriel dont la bourgeoisie colonisatrice construisit des miracles d’architectures kitchissimes où représenter d’autres formes d’opéra, offrant à ces messieurs d’admirer leurs protégées sur la scène, depuis une loge retirée où se pouvaient passer bien des choses indicibles. Apparut un beau jour une toute autre coutume consistant à se rendre à l’opéra et au concert afin d’y entendre de la musique et d’y voir du théâtre lyrique ; c’était il n’y a pas si longtemps…

Les téléphones mobiles n’existant pas, ces distractions paraissaient encore valoir la peine qu’on s’y concentrât. Certes, le public d’aujourd’hui n’a pas toujours le mauvais goût de laisser sonner ces petites machines dans les temples d’Euterpe – pas toujours.

Avec ses correspondants il aime cependant à échanger, en mode silence, bien sûr, tandis que là-bas, là-bas, quelque chanteur ou violoniste gratte ses cordes… pour qui, au juste ? Ainsi abroge-t-on l’ici et maintenant, cette « heure de la sensation vraie » de la musique, pour se mirer dans l’impérative chimère narcissique. Le miroir ? Une foultitude de petits écrans illumine ces temples qu’inexplicablement les architectes d’autrefois se sont ingéniés à rendre obscurs. Et quand, par chance, Carmen ou La vie parisienne ne vient électroniquement hurler au cœur du concert, voire le bienheureux James Bond, encore doit-on admirer une nouvelle espèce d’animaux qui, très savants, tapotent frénétiquement d'insondables illuminations, projetant dans la salle la vulgarité de leur quotidien.

Gageons qu’au monde il n’est plus d’endroits de ce genre où l’on ne vous demande d’ÉTEINDRE vos prothèses ; alors, s’il vous plait, mesdames et messieurs… noir ou dehors, au choix !

dossier

Daniele Gatti
Avec la Traviata qu’il dirigeait cet hiver à la Scala, mais encore le Falstaff d’Amsterdam tout récemment, bientôt Il Trovatore au Salzburger Festspiele et Macbeth au Théâtre des Champs-Élysées la saison prochaine, Daniele Gatti s’impose assurément comme un grand chef verdien de la scène internationale. À la tête de l’Orchestre national de France, il s’est distingué par une remarquable intégrale Gustav Mahler, mais encore à travers des grands cycles symphoniques, comme celui dédié à Tchaïkovski. Il nous parle de geste, de son, de mise en scène… de musique, naturellement !
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Partenariat

Réputés pour les nouvelles perspectives apportées à leur instrument, Kim Kashkashian (alto), Marina Piccinini (flûte) et Sivan Magen (harpe) forment aujourd’hui l’ensemble Tre Voci. Pour  leur premier disque, ils proposent Sonate de Debussy (1915), en cherchant à déceler son influence dans des œuvres ultérieures, particulièrement sensible dans la pièce chatoyante de Takemitsu And then I knew ‘twas wind (1992). L’élasticité dont fait preuve le Français dans son approche du temps annonce déjà Boulez et la musique de Goubaïdoulina, dont la pièce Garten von Freuden und Traurigkeiten (1980) propose ses propres connexions entre Orient et Occident. (1 CD ECM 481 0880) Sortie le 29 septembre

Anaclase

Régulièrement l’équipe décerne une Anaclase! aux sorties d’albums qui ont attiré son attention.