| Théâtre
du Capitole Toulouse Les
origines La
salle en 1737 La
salle en 1817 Le
siècle nouveau Artistes
et public Demandez
le programme! Le
Capitole aujourd'hui Saison
2003 / 2004 En
savoir plus
Cliquez pour agrandir La façade
du théâtre © Patrice Nin (STC)
© Patrice Nin (STC)
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(STC)
| LE BALLET DU CAPITOLE |
Le ballet est inséparable de la tradition du Capitole, et ce depuis les
premiers temps de son existence. Au XVIIIème siècle, on y donnait
autant - si ce n'est plus - de ballets que d'opéras. En outre, la danse
était partie prenante des tragédies lyriques comme des opéras
comiques. Par convention, d'ailleurs, le grand opéra à la française
finit par intégrer un grand ballet. Plus tard, les opérettes font
également appel au corps de ballet. Tout près de nous,
rappelons les noms d'importants maîtres de ballet : Louis Orlandi
(1948-1954, puis 1963-1980) et Jacques Fabre (1984-1994). Depuis
lors, Nicolas Joël (directeur artistique du Capitole) a confié la
direction de la danse à Nanette Glushak, avec mission d'élargir
le répertoire aux grands chorégraphes du siècle, comme Balanchine,
entre autres. |
Cliquez pour voir... Lulu, de Berg,
en février 2003 ©
Patrice Nin (STC)
Cliquez pour agrandir Le Revenant, de
Gomis, en 2003 © Patrice Nin (STC)
| LE CAPITOLE AUJOURD'HUI |
| Le Théâtre
du Capitole est l'un des rares théâtres français à
pouvoir produire des spectacles dans leur intégralité. Il possède
des ateliers de décors où sont réalisées toutes les
nouvelles productions. De même pour les costumes : de 1300 à
1500 nouveaux modèles sont confectionnés chaque année, s'ajoutant
au 17000 déjà en stock ! Le service des perruques a quant à
lui créé plus de 1000 perruques. Cette foisonnante activité
a su présenter ces dernières années des spectacles d'une
indéniable qualité. On se souviendra d'une Madama Butterfly
de toute beauté, en 1996, d'une Tosca très stylisée
deux ans plus tôt, par exemple, mises en scène par Nicolas Joël.
Parmi les ouvrages plus rares, nous pourrons citer Don Quichotte (Massenet)
mis en scène par Pierre Barrat en 1992, ou la création française
de Lady Macbeth de Mtsensk de Chostakovtich, en coproduction avec l'Opéra
de Nancy, à l'initiative d'Antoine Bourseiller quelques mois plus tôt. Durant
cette saison 2002 / 2003, nous avons eu le plaisir d'y voir Eugène
Onéguine de Tchaïkovski, et Lulu d'Alban Berg (par Pet
Halmen) , dont vous pourrez retrouver les comptes rendus dans les archives de
notre rubrique Chronique / Opéra LULU
EUGENE ONEGUINE |
 |
Cliquez pour agrandir Madame Butterfly,
de Puccini, en 1996 spectacle repris au durant la saison 03/04 ©
Patrice Nin (STC)
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Cliquez pour agrandir Eugène
Onéguine, de Tchaïkovski, en avril 2003 ©
Patrice Nin (STC) |
Ce dossier a pu être réalisé grâce aux documents
réunis et commentés par Christophe Ghristi, et à l'aimable
collaboration de Madame Vanessa Chuimer, attachée de presse du Théâtre
du Capitole de Toulouse, que nous remercions LES
ORIGINES Une modeste salle qui dépendait de l'Auberge du Logis
de l'Ecu, près de la Maison de ville, est l'ancêtre du Théâtre
du Capitole. Cette auberge, acquise par les Capitouls, reconstruite en 1538-1539,
possède une pièce qui accueille les troupes itinérantes.
L'endroit s'appelle Comédie, et pour chaque représentation, on monte
puis démonte des tréteaux. Le public est debout, les quelques
chaises présentes étant réservées aux personnes de
qualité. Des travaux sont entrepris en 1659, avec la venue à Toulouse
de Louis XIV, puis en 1671, avec l'installation d'une scène et de
loges. En 1687, à la mort de Lully qui avait le monopole de l'opéra
en France, peut s'ouvrir à Toulouse une Académie Royale de
Musique. Installée dans l'ancienne salle du Jeu de Paume, rue
Montardy, elle concurrence bientôt l'ancienne Comédie du Logis de
l'Ecu, qui connaît pendant quelque temps la défaveur du public.
LA SALLE EN 1737
En 1736, les Capitouls décident de construire un nouveau théâtre,
dans l'enceinte même du Capitole. On choisit Guillaume Cammas, peintre
et architecte de l'Hôtel de Ville, pour sa réalisation. La salle
comprend un parterre, un amphithéâtre, une triple couronne de quinze
loges sur trois étages ; l'aménagement en est fastueux, la machinerie
des plus soignée. Cette Salle du Jeu de Spectacle ouvre ses portes
le 11 mai 1737. Six cent soixante sept personne peuvent y prendre place pour
des représentations quotidiennes. Si l'opéra-comique a les
faveurs du public, il n'en est pas de même de la tragédie lyrique
et de l'opéra (ce dernier dépendant d'autant plus des voix
de qualité que l'on pouvait trouver sur place.) La salle est réhaussée
d'or en 1741-1742, un local pour les porteurs de chaises aménagé
en 1775, la façade définitive installée en 1750. Avec
la Révolution, les fastueuses représentations ne cessent pas, mais
les uvres sont désormais assorties d'hymnes patriotiques, entonnés
à chaque représentation. Le théâtre est rebaptisé
Théâtre de la République, et la censure chasse du répertoire
toute allusion à l'esprit royaliste. Sur la même Place du Capitole,
s'ouvre en 1793 un théâtre concurrent, surnommé Salle Saint-Martial
par les Toulousains. Les deux salles sont subventionnées par la municipalité
mais la plus ancienne, très dégradée, est fermée au
public en 1800. Finalement, l'état de la récente salle devient
préoccupant, et on envisage dès 1807, l'édification d'un
nouveau Théâtre du Capitole.
LA SALLE EN 1817 A la Restauration, en janvier 1817,
on pose la première pierre du nouveau Théâtre. Les travaux
sont confiés aux deux architectes parisiens Cellerier et Gisors
; la décoration aux peintres Joseph Roques, Julia et Wallaert.
Il ouvre le 1er octobre 1818, comporte mille neuf cent cinquante places, mais
doit être amélioré durant plusieurs années (pompage
des eaux souterraines, en 1833) jusqu'à son complet réaménagement
de 1835. La plus grande amélioration survient en 1843, avec l'installation
de l'éclairage au gaz. L'ouverture du Conservatoire, en 1820, permet
de faire surgir une génération de chanteurs d'exception : Merly
(à l'aise dans les rôles de baryton et de ténor), Roudil,
Capoul, Gailhard, les frères Boyer, etc. Mais le public fin de siècle
commence à se plaindre de la disparition des vrais ténors d'autrefois,
de la longueur interminable des spectacles, et déserte le Capitole
pour le Théâtre des Variétés, plus facile d'accès.
Face aux difficultés financières en résultant, on se décide
à introduire l'opérette au répertoire.
LE SIECLE NOUVEAU Plutôt que la déclaration
de guerre de 1914, c'est un incendie, survenu le 10 août 1917 qui va occasionner
une longue fermeture du lieu. Les spectacles reprennent le 15 janvier 1918 à
l'Apollo Cristal, un ancien music-hall, jusqu'à ce que le Théâtre
du Capitole ouvre de nouveau ses portes, en novembre 1923. On rend vite
responsable du résultat le grand âge de l'architecte Paul Pujol,
imprudemment choisi. Comparé au Théâtre des Champs-Elysées
bâti en 1913, la nouvelle construction est d'emblée jugée
démodée, rappelant l'aspect bonbonnière de la version 1880.
Le goût du public, lui aussi, a du mal à évoluer : presque
exclusivement le grand répertoire français et italien, Wagner...
et l'opérette qui continue son envahissement au détriment de l'opéra.
En 1950, le Théâtre devient une régie municipale et se dote
d'une nouvelle salle, sobre et moderne. En 1974, alors que la Halle aux Grains
- salle de concert de trois mille places - voit le jour, le Capitole prend un
nouveau visage, qu'il garde jusqu'en 1995-1996, date de sa dernière rénovation.

Cliquez pour agrandir L'oiseau de feu,
de Stravinsky, en 1996 © Patrice Nin (STC)
ARTISTES
ET PUBLIC En 1687, avec l'apparition du nouveau genre théâtral
présenté par l'Académie Royale, les "escoliers firent
tumulte", interrompaient les représentations, et l'on fut obligé
d'en arriver aux menaces et aux amendes. Il fallu attendre 1716 pour voir les
chanteurs mis sous protection royale. Au 18ème, les spectateurs se
montraient agités, sans doute à cause des conditions peu confortables
: salle sombre, chaleur suffocante. De nombreux édits municipaux parurent
pour faire régner l'ordre. On utilisa parfois des méthodes expéditives,
comme ce 1er juillet 1738, où un nommé Lespinasse " ayant
troublé le spectacle à coup de sifflets redoublés fut désarmé,
culbuté entre des chaises à porteur, et un Capitoul ayant ordonné
de lui tirer dessus, on lui mit trois balles dans le corps à coups de carabine..."
Au 19ème, un public amateur, instinctif et démonstratif
devient le véritable propriétaire du théâtre. Il a
longtemps tout pouvoir sur les chanteurs. Ceux-ci, sauf exeption, étaient
engagés pour la saison et devaient réussir l'épreuve des
Trois débuts, c'est-à-dire qu'ils devaient faire leurs preuves
dans trois rôles différents en début de saison. Les chanteurs
sont souvent sortis de scène de la manière la plus cavalière.
La police et la justice ne sont jamais bien loin pour trancher les conflits !
En 1834, le maire signe les articles de la Police du spectacle :
" tout individu qui troublera le bon ordre, soit pendant les représentations,
soit durant les entr'actes, par des cris, des éclats bruyants, des sifflets,
des provocations ou autres actes quelconque de tumulte et de désordre sera
arrêté et conduit à la Mairie, pour être détenu
administrativement, sans préjudice des poursuites qui seront dirigées
contre lui devant les tribunaux." Depuis la réouverture
de la salle en 1880, réunir une troupe de chanteurs absolument satisfaisante
est la principale mission des nombreux directeurs qui se succédèrent.
Hélas ! Etant donné l'exigence du public, cet espoir est chimérique
et la venue à Toulouse de grands chanteurs parisiens ne résolve
pas les problèmes de la troupe permanente. En 1908, on organise un
grand concours de ténors, avecobligation de présenter trois airs
du répertoire : - " Rachel, quand du Seigneur " de
La Juive (Halévy), - Lève-toi, soleil " de
Roméo et Juliette (Gounod), - " Anges du Paradis "
de Mireille (Gounod). De 1919 à 1923, suite à l'incendie
du Théâtre, la troupe s'installe au Théâtre des
Variétés. L'esprit de troupe commence à décliner,
et la tradition des Trois débuts se perd.
DEMANDEZ
LE PROGRAMME! Quelques dates repères dans
l'histoire du lieu : 1645 et 1647 : Molière
se produit à la Comédie. 18ème siècle :
Omphale, de Destouches - Atys, de Lully - Médée,
de Charpentier. Vers 1780 : chaque jour, on donne généralement
une uvre théâtrale, un opéra et un ballet (environ 90
uvres lyriques différentes par an, de la pastorale à la tragédie,
en passant par l'opéra bouffon.) On joue Grétry, Philidor, Dalayrac,
Favart, Monsigny, Rousseau... 1786 : Alceste, de Gluck. 1818 :
Les jeux de l'amour et du hasard, le soir de l'ouverture (1er octobre) 19ème
siècme: Toulouse s'attire la réputation de Capitale du
bel canto. On joue Boieldieu, Auber, Hérold, Adam, Halévy,
Meyerbeer, Rossini, Donizetti. On présente Le Barbier de Séville
et Lucia de Lamermoor en français. Des comédiennes mythiques
(Talma, Mademoiselle Mars, Marie Dorval, Rachel, Sarah Bernhardt...) montent sur
cette scène. 1826 : Franz Liszt, âgé de quinze ans, donne
des récitals au Capitole. 1880 : La Juive de Halévy,
le soir de l'ouverture (1er octobre) 1927 : Pelléas et Mélisande
et le Ring. 1930 : Salomé de Strauss. 1931 : Chaliapine
vient chanter Boris Godounov. 1951 : Les adieux de Henri Saint-Cricq.
Fin 20ème siècle: Nicolas Joel, directeur artistique depuis
1991, montre des uvres rares de Berlioz (Béatrice et Bénédicte),
Landowski (Montségur), Hans Werner Henze (Der Prinz von Hombourg),
Berg, Chostakovitch, Janacek, Britten... Grace à un travail soutenu
et régulièrement favorisé par ses coproductions avec le Metropolitan
Opera (Lucia di Lammermoor), le Festival de Salzbourg (Katya Kabanova)
ou la Scala de Milan (Manon), le Théâtre du Capitole
fait désormais partie des grandes scènes internationales.
LA SAISON 2003 / 2004
Une nouvelle réfection de la cage de scène s'impose; ses équipements
ayant subi une usure manifeste doivent être modernisés afin de répondre
aux normes actuelles de sécurité. Le Capitole ferme par conséquent
ses portes pour quelques temps, proposant à son public une saison hors
les murs avec des spectacles qui se joueront à l'Auditorium St.
Pierre, au Théâtre National de Toulouse (TNT) ou à la
Halle aux Grains. Die Zauberflöte
de Wolfgang Amadeus Mozart Halle aux Grains - 3, 5, 7, 10, 12, 14
et 16 octobre 2003 Nicolas Joël, mise en scène / Claus Peter Flor,
direction Atalia de
Georg Friedrich Händel TNT - 13 octobre 2003 version de concert
/ Paul McCreesh, direction Coq
d'Or de Nicolaï Rimski-Korsakov Halle aux Grains - 25, 28 et
30 novembre 2003 version de concert / Oleg Caetani, direction L'Auberge
du Cheval Blanc de Ralph Benatzky Halle aux Grains - 23, 24,
25, 26, 27, 28, 30, et 31 décembre 2003 - 1er, 2 et 3 janvier 2004
Adriano Sinivia, mise en scène / Claude Cuguillère, direction Le
Balcon de Peter Eötvös TNT - 21, 22, 24 et 25 janvier 2004
Stanislas Nordey, mise en scène / Peter Eötvös, direction Messa
di Gloria de Giacomo Puccini I Pagliacci de Ruggero
Leoncavallo Halle aux Grains - 27 et 30 janvier - 1er févier 2004
version de concert / Massimo de Bernart, direction Aïda
de Giuseppe Verdi Halle aux Grains - 18, 19, 21, 22, 24, 26 et 29
février 2004 Pet Halmen, mise en scène / Maurizio Benini, direction
Elektra de Richard Strauss Halle aux
Grains - 25, 28 et 31 mars - 4 avril 2004 Nicolas
Joël, mise en scène / Alain Lombard, direction Madame
Butterfly de Giacomo Puccini Halle aux Grains - 9, 11, 13, 15, 17,
18 et 20 juin 2004 Nicolas Joël, mise en scène / Maurizio Benini,
direction
En savoir plus
Vous pouvez
visiter : www.theatre-du-capitole.org Ou
prendre contact avec le Théâtre du Capitole Théâtre
du Capitole Place du Capitole 31000 Toulouse 05 61 63 13 13 |