Opéra
de Strasbourg Les
origines Les
constructions successives Des
moments prestigieux L'Opéra
National du Rhin Récentes
productions de l'Opéra... Des
brochures de programmes précises... Spectacles
à venir En
savoir plus
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Opéra de Strasbourg
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"Impression d'Afrique"
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"Un tramway nommé désir"
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"Dialogues des carmélites"
| Les activités de l'Opéra de Rhin se
répartissent comme suit : | -
un centre de formation lyrique, de création et de recherche sur le théâtre
musical à Colmar, l'Atelier du Rhin, devenu aujourd'hui un important
Centre Régional de Création Artistique installé à
La Manufacture, les deux formations associées depuis 1998 en une seule
cellule : les Jeunes Voix du Rhin, dont on a pu très récemment apprécier
la production de " Alexendre Blis " er " Larmes de Couteau "
de Bohuslav Martinu (saison 2001/02 ; reprise au Théâtre de l'Athénée
à Paris, décembre 2002) ; - une compagnie nationale
de danse, à Mulhouse,le Ballet du Rhin, comptant trente-trois danseurs,
installée depuis 1990 dans un Centre Chorégraphique, qui anime depuis
1994 une Cellule d'Insertion Professionnelle pour jeunes danseurs issus des Conservatoires
Nationaux de Régions ; - une troupe d'opéra et un chur
permanent avec différents ateliers (création de décors,
costumes, accessoires), à Strasbourg, au Théâtre Municipal,
qui abrite l'administration de l'Opéra du Rhin. Enfin, deux
orchestres accordent 50% de leur activité à l'Opéra du Rhin
: - l'Orchestre Philharmonique de Strasbourg, employant 114
instrumentistes, dirigé aujourd'hui par Jan Latham Koenig, digne successeur
de Théodor Guschlbauer (1983 à 1996) et Alain Lombard (1974 à
1981) ; - l'Orchestre Symphonique de Mulhouse, employant 56 instrumentistes,
dirigé, après Luca Pfaff (1986 à 1997) par Cyril Diederich. |
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"Turandot"
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"Tote Stadt" |
Ce dossier, illustré par les photos de Alain Kaiser, a pu être
réalisé grâce aux documents réunis et commentés
par Madame Bernadette Springer, archiviste à l'Opéra National de
Rhin, à l'aimable collaboration de Madame Monique Herzog, attachée
de presse de l'Opéra National de Rhin, et à l'aide de Monsieur Gianluca
Tolusso, attaché de presse de l'Agence Tandem, que nous remercions Les
origines On sait le rôle des jeux, passions, et mystères
dans la naissance d'un art profane en Europe dès le 12éme siècle.
La musique, parvenue à un certain niveau de développement, se vit
contrée soudain par le Concile de Trente, désireux de revenir à
des canons anciens ; elle ne peut pas régresser : aussi quitte-t-elle peu
à peu l'Eglise. Les Drames Profanes se donnent à Strasbourg
au début du 16éme siècle, sur la Place du Marché aux
Chevaux, de nos jour Place Broglie, l'actuel opéra se trouvant au
bord de l'Ill sur l'actuelle Place du Petit Broglie. On situe la première
représentation d'un opéra à Strasbourg au 20 avril 1700.
On utilise alors les grandes salles des diverses corporations ouvrières
(comme pour la naissance du fameux Gewandhaus de Leipzig, par exemple). Puis la
ville fait transformer en salle de spectacle la Grange d'Avoine; la première
représentation dans cette Opernhaus, sur la Place Broglie, eut lieu
le 19 juin 1701. En 1750, on modifie la salle en retranchant la moitié
de l'emplacement de l'orchestre afin d'étendre le parquet Les
constructions successives La salle demeurant insatisfaisante, on imagina
rapidement d'en construire une nouvelle. Dès 1765, plusieurs projets fleurissent,
même s'ils ne portent pas encore de fruits. Un incendie détruit l'Opernhaus
le 31 mai 1800, et provoque une nouvelle réalisation. Si les représentations
du Marché aux Chevaux et plus tard la Grange d'Avoine accueillaient les
troupes françaises, un autre théâtre, construit par la corporation
des drapiers, et appelé Petit Théâtre ou Théâtre
des Drapiers, abritait les spectacles de langue allemande, depuis 1733.
Une rivalité allait bon train entre les deux théâtres,
et c'est par certains arrangements financiers que le Théâtre Français
tenta de dominer le Théâtre Allemand, louant sa salle pour y représenter
des spectacles français. La Révolution favorise le Théâtre
Français : en 1792, la municipalité opère des réparations
dans le Théâtre des Drapiers dont elle confie la direction à
Grandmoujin et Matthieu qui rendent compte au directeur du Théâtre
Français Maynon Pierre Demery. Un receveur est désigné pour
percevoir les recettes et faire face aux dépenses ; le reste des bénéfices
est employé pour soulager pauvres et veuves : on parlera d'un Théâtre
de Bienfaisance. Il tiendra dix ans. Après l'incendie, on installe
une troupe dans l'Eglise Saint Etienne transformée en théâtre.
Après avoir hésité entre l'édification d'une
nouvelle salle au même endroit que l'ancienne ou sur la Place d'Armes (l'actuel
Cour de l'Aubette), on propose un concours pour dresser plan et devis. Le projet
de Robin, ingénieur ordinaire des Ponts et chaussées du Département
du Bas-Rhin, est retenu, et l'on fête la pose de la première pierre
du futur Théâtre Napoléon le 2 décembre 1804.
Fin 1806, Robin s'aperçoit de son erreur : le théâtre
ne pourra accueillir que 1200 personnes ; ajouter un 2ème étage
entraînerait beaucoup de dépenses pour ne gagner que 300 places en
sus. Ayant largement dépassé le budget initialement prévu,
on le met en concurrence avec Boudhors a qui le Préfet donne la responsabilité
des travaux. S'ensuivra une période de guérilla entre architectes
qui suspendra les travaux. En 1811, le Ministre adopte les plans de Berigny
afin de tenter d'achever la construction. Ohmacht orne le péristyle de
six muses qui s'y trouvent encore (uniques rescapées du bombardement de
1870), Mertz réalise les ouvrages de tapisserie et le mobilier du foyer,
et Ciceri est chargé du mécanisme de scène, le grand
lustre étant réalisé par Papischen d'après les dessins
de Villot. Enfin, le nouveau théâtre est inauguré
le 23 mai 1821, et l'on y donne La promenade du Broglie de Farges-Mericourt
et La Fausse Magie de Modeste Grétry. Dix ans après, malmené
par ses divers occupants et sans doute à cause des trop fréquents
changements de direction, le théâtre a besoin d'être restauré.
Le Maire confie les peintures défraîchies à Philastre et Cambon,
collaborateurs de Ciceri. En 1842, malgré tout, la salle est dans un état
lamentable. L'éclairage à l'huile a endommagé les peintures,
les salons servent de cuisines ou de buvettes. L'avocat et jurisconsul Jean-Guillaume-Louis
Apffel laisse une importante donation à la ville de Strasbourg à
sa mort, qui permet en 1853 de renouveler entièrement la décoration
de la salle. François Joseph Nolau et Auguste Rube, qui tous deux travaillèrent
à la décoration de l'Opéra Comique (Paris), réalisèrent
les travaux. On inaugure la nouvelle salle, pouvant recevoir 1190 spectateurs,
le 14 septembre 1854. A remarquer alors : le magnifique plafond représentant
les quatre genres représentés (danse, comédie, opéra
et drame), un lustre de style empire en bronze massif d'une circonférence
de 15 mètres pesant une tonne, possédant 230 flammes qui le classent
parmi les plus beaux, et le Grand Foyer s'harmonisant avec l'ornementation de
la salle (boiserie blanche avec riches décorations à la feuille
d'or), et dont les peintures ornant le dessus des portes et des fenêtres
sont uvres de Victor Petit. 10 septembre 1870 : Strasbourg
est bombardée par l'armée allemande. Ne restent du Théâtre
que les murs extérieurs, les murs intérieurs jusqu'à mi-hauteur,
et la façade avec les six muses sculptées par Landelin Ohmacht.
On reconstruit l'édifice à partit des anciens plans sous la
direction de l'architecte Conrath, pour l'inaugurer une nouvelle fois sous
le nom Théâtre d'Etat (Alsace-Lorraine), le 4 septembre
1873. C'est en 1888 qu'on ajouta à l'édifice l'avant-corps circulaire
de la façade arrière, au bord de l'Ill, le bâtiment se
trouvant alors réalisé tel qu'on peut le voir de nos jours.
La première centrale électrique strasbourgeoise voyant le jour
en 1895, l'électricité vient deux ans plus tard remplacer l'huile
et le gaz ; c'est à l'occasion de ces travaux que l'on restaure peintures
et dorures, opérant également au remplacement des bancs de parterre
par des sièges à bascule. 
Des
moments prestigieux Tant sous la direction allemande qu'après
le 22 novembre 1918 et la Libération de Strasbourg, le Théâtre
connut de grandes heures, voyant apparaître au pupitre des chefs encore
jeunes qui allaient bientôt figurer parmi les grands. Citons par exemple
Hans Pfitzner, Otto Klemperer, Wilhelm Fürtwangler et
Georg Szell. Après guerre, on reprit la saison le 8 mars 1919
par la représentation d'une uvre française : Samson et
Dalila de Saint-Saëns. Le directeur Paul Bastide prend à cur
de reconstituer une troupe et un répertoire, et use de la situation frontalière
de la ville pour inviter des troupes étrangères. Quelques personnalités
marquantes vinrent ainsi se produire à Strasbourg, telles Joseph Krips,
Richard Strauss, ou encore Hermann Scherchen. Vint ensuite la Seconde
Guerre Mondiale, et avec elle une nouvelle période d'occupation allemande
: le théâtre est fermé, et subit d'importants travaux de modernisation
des installations de machineries. Il rouvre ses portes en 1942, sous le direction
et la baguette de Hans Rosbaud qui sut, en esprit éclairé,
ménager les exigences du Reich et l'intérêt qu'il portait
à la culture française, par exemple en dirigeant une "Carmen
" chantée en allemand. A la Libération, Paul Bastide revient,
et présente le 16 novembre 1945 une Carmen en français. L'Opéra
National du Rhin Depuis 1945, la survie du théâtre lyrique
s'avère de plus en plus difficile dans la région. Aussi la ville
de Colmar renonce-t-elle dès lors à son opéra. Mulhouse également
décide de se retirer de la scène lyrique en 1969. Strasbourg connaît
elle aussi des difficultés, et résiste difficilement. A partir
de 1967, le Ministère songe à concentrer l'activité des théâtres
lyriques de France sur quelques grandes villes dans le but d'installer des centres
lyriques. Marcel Landowski, Directeur de la Musique de 1966 à 1974, imagine
une régionalisation des orchestres. Selon ce Plan Landowski, les élus
des villes de Colmar, Mulhouse et Strasbourg se réunissent en 1972
pour créer l'Opéra de Rhin, syndicat intercommunal qui,
finalement, fut le seul de ce type en France. Efforts conjugués,
succès partagés, par le socle d'un répertoire, bien sûr,
et quelques uvres en création mondiale. Ainsi Impressions
d'Afrique de Battistelli en septembre 2001, et une complicité
qui semble lier certains artistes à Strasbourg, puisqu'on se souviendra
du Liebestodt de Georges Aperghis crée ici par Pierre Barrat
dans une scénographie de Yannis Kokkos en 1982, et des Tristes
Tropiques d'après Lévi-Strauss presque une vingtaine d'années
plus tard. Le 29 novembre 1998, l'Opéra du Rhin signe avec le
Ministère de la Culture la convention qui fait de lui l'Opéra National
du Rhin. 
Quelques
récentes productions de l'Opéra National du Rhin Certains
spectacles ont été particulièrement appréciés,
ces derniers temps. Ainsi la très belle mise en scène de Marthe
Keller pour Dialogues des Carmélites de Francis Poulenc (1999),
une Turandot (Puccini) sobre et dépoussiérée par Renate
Ackermann en novembre 2001, et un déroutant et troublant Tote Stadt
de Korngold en 2001 (voir articles correspondant sur L'objet sonore :
DVD ). Enfin, on y propose un cycle d'opéras américains grâce
auquel furent données recemment Un tramway nommé désir
d'André Prévin, et , cet automone, Alhnaten de
Philip Glass. Des brochures
de programmes précises et documentées Saluons l'inestimable
travail d'une équipe de rédaction efficace et passionnée
qui permet de proposer au public des brochures-programmes qu'on ne rencontre nulle
part ailleurs. Outre qu'on peut y trouver le livret intégral de l'ouvrage
représenté, on y parcoure plus d'une dizaine d'articles fouillés,
replaçant l'uvre dans son contexte, situant ses origines littéraires,
et brossant une analyse musicale pertinente. Spectacles
à venir Enfin, anaclase retrouvera bientôt l'Opéra
National du Rhin à l'occasion de Vanessa de Samuel Barber qui
s'y donnera en mai (coproduction avec l'Opéra de Monte-Carlo), dans
une mise en scène de John Cox, dans le cadre du cycle américain.
En savoir plus Vous
pouvez visiter : www.opera-national-du-rhin.com Ou
prendre contact avec l'Opéra National du Rhin selon ses villes : STRASBOURG
Théâtre Municipal 19 Place Broglie BP 320 67008
STRASBOURG Cedex 03 88 75 48 00 COLMAR Théâtre
Municipal 3 rue des Unterlinden 68000 COLMAR 03 89 20 29 01
La Manufacture 6 route d'Ingersheim BP 593 68008 COLMAR cedex
03 89 41 71 92 MULHOUSE La Filature 20 allée
Nathan Katz 68090 MULHOUSE Cedex 03 89 36 28 29 Ballet du Rhin
Centre Chorégraphique National 38 passage du théâtre
68100 MULHOUSE 03 89 45 94 10 BB |