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réouverture de
l'opéra de rouen
Un peu d'histoire
Une
renaissance difficile, un nouveau théâtre
les travaux de la cage de scène
Réfection
et modernisation
Visite
Les
ancêtres
La
prochaine saison
En
savoir plus
cliquez pour agrandir © frédéric
carnuccini
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La saison 2006/2007
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4, 6, 8 et 10 octobre
Madama Butterfly
de Giacomo Puccini
Alain Garichot, mise en scène
Oswald Sallaberger, direction
8, 9 et 10 décembre
Fidder on the Roof
de Jerry Bock
Olivier Bénézech, mise en scène
Thierry Boulanger, direction
18, 19, 20et 21 janvier
Le bourgeois gentilhomme
de Jean-Baptiste Lully
Benjamin Lazar, mise en scène
Vincent Dumestre, direction
cliquez pour agrandir © frédéric
carnuccini
4 et 6 février
Der fliegende Holländer
de Richard Wagner
Alain Garichot, mise en espace
Oswald Sallaberger, direction
16 et 18 mars
Bastien und Bastienne
de Wolfgang Amadeus Mozart
Claude Buchvald, mise en scène
Laurence Equilbey, direction
10, 13 et 15 mai
Candide
de Leonard Bernstein
Fabio Massimo Iaquone, conception artistique
Giuseppe Grazioli, direction
Ainsi que des concerts symphoniques,
des récitals vocaux et des rendez-vous chambristes,
sans oublier la saison chorégraphique
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Nous remercions Laurent Bondy et
Didier Poquet pour leurs aides complices dans la réalisation
de ce dossier
Au printemps 2005, le Théâtre des Arts de Rouen fermait
ses portes
au public pour dix mois, afin de rajeunir son bloc scène.
Durant cette période, l'Opéra de Rouen a proposé
une Saison Hors les Murs qui inves-tissait de nombreux lieux
dans toute l'agglomération rouennaise. L'actuel Théâtre
des Arts (troisième du nom à Rouen, le premier datant
de 1776) a été inauguré en 1962. Depuis cette
date, à l'exception de la rénovation de
la salle, tous les équipements techniques étaient
demeurés en l'état. Fait rare : la durée prévue
de ce chantier a été parfaitement respectée,
de sorte qu'aujourd'hui, doté d'un matériel performant
et sécurisé, l'Opéra de Rouen reprend ses activités
avec les représentations de Così fan tutte
(Mozart). Aussi vous invitons-nous à une visite de ses nouveaux
équipements.
Un peu d'histoire
Une renaissance difficile
Sous le bombardement allemand de juin 1940, le feu s'empare du
Théâtre des Arts dont il détruit la machinerie,
la scène, la réserve des dé- cors, les appartements
du directeur, les escaliers et les petits foyers des danseuses.
La semaine rouge, soit l'attaque de mai 1944 visant les ponts
voisins, aura raison des derniers vestiges. Quatre ans après
la fin de la guerre, le Conseil Municipal décide de reconstruire
un théâtre, et récep-tionne une première
série de plans. Dès 1951, le projet des architectes
est approuvé, faisant du Théâtre des Arts de
Rouen l'un des premiers théâtre de l'après-guerre.
En réalité, ce n'est pas exactement le cas, puis-que
les aléas de sa réalisation en retarderont sensiblement
l'ouverture. Il avait d'abord été décidé
de construire l'édifice sur les ruines du précédent,
entre le cours Boïeldieu - le compositeur est né à
Rouen le 16 décembre 1775 -, les rues Grand-Pont, de la Comédie
et des Charrettes, dans La Petite Boucherie. Un nouvel emplacement
est cependant choisi en 1954, celui d'aujourd'hui, formant la Place
des Arts entre les rues Jeannes D'Arc, du Général
Leclerc et du Docteur Rambert, le bâtiment regardant la Seine,
au cur de la ville. Les priorités de la reconstruction
se portant sur le loge-ment et les écoles, le théâtre
attendrait. L'architecte Pierre Sonrel qui avait signé le
Centre Dramatique de Strasbourg, inauguré en 1956 (devenu
de-puis Théâtre National de Strasbourg), est alors
associé à Levasseur et Maillard pour réaliser
le nouveau Théâtre des Arts. Débutés
en 1953, inter-rompus une première fois et repris en 56,
une seconde fois peu après et repris en 59, les travaux ne
semblent pas avoir été de tout repos. Pourtant, le
nouveau théâtre serait inauguré le 11 décembre
1962.
Un nouveau théâtre
Exploitant au mieux les possibilités du béton, le
nouveau Théâtre des
Arts est un édifice imposant dont la façade en marbre,
quelque peu fière et austère, tournée vers
la Seine, ouvre sur une salle à l'italienne, accueillante
et confortable, pouvant contenir 1350 spectateurs. Durant les dix
années qui séparent la décision de reconstruire
et l'inauguration, le monde de la scène change beaucoup.
L'enthousiasme du Théâtre populaire, dans les années
cinquante et soixante, dicte de nouvelles exigences artistiques
et techni-ques et place désormais le metteur en scène
et le scénographe au cur
de la création. Aussi le colloque de Royaumont (1961) tend-il
de définir une forme plus adaptée aux ambitions du
théâtre contemporain, rejetant caté- goriquement
les codes du théâtre à l'italienne et conduisant
à l'adoption
de l'amphithéâtre. Conçu dans la continuité
de ce qu'on construit depuis
le milieu du dix-huitième siècle, le Théâtre
des Arts peut dès son ouvertu-
re être perçu à l'opposé de ces nouvelles
préoccupations, bien que Sonrel, tout en respectant le principe
du théâtre à l'italienne, ait ingénieusement
repensé les questions de visibilité.
Les travaux de la cage
de scène
Réfection et modernisation
Il ne faut pas beaucoup d'imagination pour envisager que
depuis 1962,
les équipements techniques du Théâtre des Arts
aient pu vieillir. Certes,
la salle fut rénovée en 1992, et les travaux de réfection
des menuiseries,
de ravalement des façades et d'étanchéité
des couvertures furent achevés en 2002. Restaient à
assurer le remplacement des transformateurs élec-triques,
des gradateurs, du système de chauffage et de conditionnement
ainsi que du système de détection incendie, et principalement
la rénovation de la cage de scène. Parce qu'un tiers
seulement des 54 perches équipant le plateau demeurait utilisable,
les possibilités d'utilisation étaient limités,
le montage prenait un temps précieux et déraisonnable,
et la sécurité des techniciens aurait pu se trouver
préoccupante. Par ailleurs, en trente ans, les décors
ont beaucoup évolués, remplaçant les toiles
par des construc-tions en trois dimensions dont les équipements
de 1962 ne pouvaient
plus supporter le poids. Enfin, de nombreuses anomalies nécessitaient
de repenser complètement la fonctionnalité de la scène.

Visite
C'est d'abord par le plateau que nous ferons connaissance
avec la nou-velle scène rouennaise dont la cage, dans sa
totalité, mesure trente mètre de hauteur (un immeuble
de huit à dix étages). Outre un plancher nouveau qui,
en s'escamotant de 15cm en 15cm, permettra de nombreux jeux de trappes
et facilitera l'installation de certains matériels scénographiques,
l'ouverture du cadre de scène a été augmentée,
le rideau de fer a été chan-gé, deux manteaux
d'Arlequin modulables ont été installés, les
armoires électriques et tout l'équipement lumière
ont été repensés et remis à neuf,
et l'on a pourvu toute la technique d'un nouveau pupitre de commande,
intégralement informatisé.
Nous pénétrons ensuite dans les dessous.
Désormais, le Théâtre des Arts possède
deux niveaux de dessous de scène, entièrement refait,
en plus de la fosse d'orchestre - à l'origine, il
en avait trois, mais l'un d'entre eux ne faisant que deux mètres
de haut fut supprimé car inexploitable. Si les dessous servent
principalement pour les apparitions, ils pourront permettre un stockage
plus aisé, notamment par l'utilisation d'un nouveau monte-décor
dont une entreprise normande a conçu le système de
motorisation de même que celui de la fosse ; ce monte-décor
est pourvu de deux portes : une latérale pour le chargement,
l'autre frontale pour le déchargement sur scène. De
même le stockage rapide de la conque acoustique utilisée
lors des concerts est-il rendu
plus malléable. Le 1er niveau de dessous s'ouvre sur la rue,
le second
est aménagé en sous-sol ; afin de prévenir
les besoins à venir du théâtre,
la résistance des poutres de charpentes de ce niveau a été
calculée afin
de pouvoir transformer cet espace en atelier.
On a également rajeunie la fosse d'orchestre : ses parements
ont été refaits en panneaux de médium perforé,
offrant un cadre chaleureux et perceptible pour les spectateurs
situés au balcon, ces panneaux, réversi-bles, permettent
également de modifier l'acoustique, la rendant au choix plus
généreuse ou plus absorbante, l'on a refait son plancher
et on l'a
dotée d'une nouvelle machinerie. Elle a également
retrouvée sa profon-
deur d'origine que l'on pourra moduler selon les exigences du répertoire.
Les musiciens y rencontreront un nouveau confort.
Enfin, après les dessous, voyons le dessus : nous explorons
les cintres depuis le gril d'où l'on manuvre des porteuses,
ces barres métalliques faisant toute la largeur de la scène,
et sur lesquelles on suspend les pen-drillons rideaux, les décors
et les éclairages. Ces porteuses montent et descendent grâce
à un système de poulies et de fils, autrefois en bois
et chanvre, désormais métalliques. C'est donc un système
qui repose en grand partie sur la mécanique, avec équilibre
des forces et des charges,
et le théâtre doit beaucoup au monde de la marine qui
y a apporté son sa-voir faire en matière de levage
et de nouage. Aujourd'hui, cette rénovation
a permis de motoriser les équipes, cinquante-quatre nouvelles
porteuses situées dans le gril de part et d'autre de la scène
(dont 34 fixes et 20 ponc-tuelles) étant désormais
manuvrées par des moteurs (isolés phonique-ment),
le pupitre évoqué plus haut en réglant les
mouvements, la vitesse
et la hauteur. Les porteuses sont conduites par un il électronique
d'une fiabilité et d'une précision étonnantes.
Avant la réouverture, l'équipe tech-nique de l'Opéra
de Rouen a bénéficié d'une formation adéquate
au
théâtre des Célestin (Lyon) doté d'équipements
similaires.
cliquez pour agrandir © frédéric
carnuccini
Les ancêtres
Le Théâtre des Arts tel que nous le connaissons aujourd'hui
est le troisième du nom à Rouen. En effet, le 29 juin
1776 était inaugurée une première salle de
spectacle, conçue par l'architecte François Gueroult.
Situé à l'angle des rues Grand Pont et des Charrettes
et du Quai, elle con-
tenait 1868 places, mais certains jours de représentations
extraordinaires, on y entassait jusqu'à 2000 spectateurs.
Quant à la scène, elle était très spacieuse
et, de la rampe aux croisées donnant sur la rue de la Comédie,
ne mesurait pas moins de 22 mètres de profondeur. Jusqu'au
28 brumaire, an II (18 novembre 1793), la salle conserva sa dénomination
primitive de Théâtre de Rouen. Elle prit ensuite celle
de Théâtre de la Montagne qu'elle ne garda d'ailleurs
que jusqu'au 6 nivôse, an III où elle devint Théâtre
des Arts. En 1833, la création de Guillaume Tell (Rossini)
ouvrit la voie à l'opéra, et Rouen accueillerait désormais
les représentations d'art lyrique. Cent ans après
son ouverture, juste avant une représentation de Hamlet
(Thomas), un jet de gaz communiqua le feu au manteau d'Arlequin,
l'incendie rava-geant rapidement ce premier théâtre
qui avait survécu aux tourmentes politiques de son temps.
Le 5 mai de la même année (1876), le Conseil municipal
décide de reconstruire ; dès le 18 août, il
organise un concours ayant pour but l'édification du nouveau
Théâtre des Arts sur l'emplacement de l'ancien, notablement
agrandi. Aucun des vingt-sept projets n'ayant donné complète
satisfaction, ce fut celui remis hors concours par M. Sau-vageot,
architecte de la Ville, qui fut adopté par le Conseil en
sa séance du 16 février 1877. Cette nouvelle salle
- ronde à balcons dotée d'un grand lustre et prolongée
par un grand foyer richement orné - fut inaugurée
le 30 septembre 1882. Elle contient 1600 places, un service de secours
notable, et un rideau de fer plein pouvant en quelques secondes
isoler la scène de la salle de la façon la plus absolue,
ce qui n'existait nulle part ailleurs à cette époque.
La seconde guerre mondiale aurait raison de ce deuxième Théâtre
des Arts. Vous connaissez la suite
présentation réalisée d'après
Sandrine Dubrouilh
En savoir plus
Opéra de Rouen
7 rue du Docteur Rambert
76000 Rouen
Renseignements
0 810 811 116
Vous pouvez visiter :
operaderouen.com
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