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Festspielhaus
Baden baden
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voir en 2008/2009
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Après quelques représentations
de Porgy and Bess par le New
York Harlem Theatre [lire
notre chronique du 4 décembre 2007], tout
début septembre, c'est par le
10 Jahre Festspielhaus
que s'ouvrira la programmation 2008/2009,
sous la protection de Lorin Maazel,
Thomas Hengelbrock, Gustavo Dudame
et Valery Gergiev (du 11 au 14 septembre).
Tout en vous recommandant vivement
de consulter le site www.festipielhaus.de
pour vous faire une idée plus précise
de
sa programmation, nous attirons ici
votre attentionsur certains points
qui nous ont parus importants.
Dimanche 5 octobre
Récital Arabella Steinbacher
[lire
notre dossier sur la jeune violoniste]
Bach, Strauss, Ravel
Samedi 6 décembre
Alfred Brendel, piano
Hans Zender, direction
Mendelssohn, Mozart, Schubert
Du 23 au 29 décembre
Résidence du Ballet du
Théâtre Mariinski de St-Pétersbourg
Don Quichotte de Minkus
Casse-Noisette de Tchaïkovski
Das gläserne Herz de Zemlinsky
Le lac des cygnes de Tchaïkovski
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Vendredi 17 avril
Martyn Brabbins, direction
Cage, Varèse, Antheil
Dimanche 26 avril
Pierre-Laurent Aimard, piano
Les 3 premiers Concerti de Beethoven
Samedi 30 mai et lundi
1er juin
Der Freischütz
de Weber
Robert Wilson, mise en scène
Thomas Hengelbrock, direction
Dimanche 28 juin
Jörg Widmann, clarinette
Sylvain Cambreling, direction
Carter, Mozart, Dvorak
Du 18 au 27 juillet
Résidence l'Orchestre
du Théâtre Mariinski de St-Pétersbourg
Valery Gergiev, direction
Anna Netrebko, soprano
Rolando Villazón, ténor
Alexeï Volodine, piano
Sergeï Khachatryan, violon
Denis Matsuev, piano
Aleko de Rachmaninov
Iolanta de Tchaïkovski
1er Concerto pour piano,
1er Concerto pour violon,
Symphonies n°1, n°5, n°7,
n°13 et n°15 de Chostakovitch
Concerti pour piano n°1,
n°2 et n°3 de Rachmaninov
uvres de Moussorgski
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Tous nos remerciements à Mme Lena Rettberg
sans la complicité de laquelle ce dossier n'aurait vu le
jour
C'est à l'architecte autrichien Wilhelm Holzbauer
(né en 1930) - qui signa également l'Opéra
d'Amsterdam en 1998, celui de Guangzhou (Chine) en 2000, l'Auditorium
de Stavanger (Norvège) en 2003, les quatre nouvelles salles
du Musikverein de Vienne en 2004, le Festspielhaus de Salzbourg
(2006), à n'évoquer que ses édifices consacrés
à la musique - que l'on confia la conception de la nouvelle
salle de Baden Baden, ouverte au printemps 1998. Elle est située
à l'emplacement de l'ancienne gare ferroviaire, inaugurée
en 1895 par Guillaume II, qui resta en activité
jusqu'en 1977.
En imaginant de ne pas détruire la gare et de réutiliser
les comptoirs de ventes des billets de train en guichets de théâtre,
l'emplacement des quais et anciennes voies ferrées pour ériger
l'actuel foyer, le maître d'uvre a su intégrer
la modernité à l'histoire de la ville, avec un bâtiment
dont quelques terrasses sont ouvertes au public aux beaux jours.
Avec une fosse modulable (par un système de
vérins) d'une capacité
de 7m de creusée et de 4,60m de profondeur, le Festspielhaus
autorise plusieurs configurations, selon le répertoire qu'on
y joue. La profondeur
du plateau est de 40m pour un cadre de scène de 28m. Dans
l'auditorium, l'acousticien Karlheinz Müller décida
des matériaux à utiliser, s'ingéniant par ses
choix des peintures et des revêtements à optimiser
le rendu sonore. Pour l'aménagement et la décoration
des loges d'artistes,
un concours a été lancé, remporté par
une jeune designer, Christina Beaumont. L'on installa également
une régie d'enregistrement, tant acoustiques que vidéastiques,
dont témoigne les Lohengrin et Parsifal
mis en scène par Nikolaus Lehnhoff, publié en DVDs
par Opus Arte.
Comptant quelques 2500 places, le Festspielhaus de Baden Baden
est aujourd'hui la plus grande maison d'opéra d'Allemagne,
et la deuxième en Europe, après l'Opéra Bastille.
Son public est majoritairement composé de résidents
de la région (les quarante kilomètres alentours),
mais également de Français, dont beaucoup viennent
d'Alsace (Strasbourg étant à un peu plus d'une heure
de route), de Suisses, d'Américains, de Russes et de Chinois.
Fonctionnant sans fonds publics depuis six ans, c'est par un fi-nancement
entièrement privé qu'elle pourvoit à ses besoins,
partant que
la large fréquentation de ses programmes (85% de remplissage)
y participe également. Une agence de voyage locale supervise
les séjours de mélo-manes à Baden Baden, de
même qu'elle organise les voyages d'un cercle de mélomanes
badois vers les maisons d'opéras d'autres villes.
Si, de prime abord, l'on peut comprendre la programmation du Festspielhaus
de Baden Baden comme saisonnière (de septembre à juillet,
avec une interruption en août), elle s'affirme cependant festivalière,
répartissant son activité sur quatre grandes périodes
: Herbstfestspiele (Festival d'Automne), Winterfestspiele
(Festival d'Hiver), Pfingstfestspiele (Festival de Pentecôte)
et Sommerfestspiele (Festival d'Eté). On y dénombre
environ 110 représentations et concerts par an. En ce qui
concerne l'opéra, bien que l'on parlera plus justement d'une
saison d'accueil, en étroite collaboration avec les plus
prestigieuses maisons, on remarquera une volonté de développer
la production et coproduction de spectacles in loco, comme
ce fut le cas de Falstaff, au printemps 2007, ou de Fidelio,
tout dernièrement [lire notre
chronique du 3 mai 2008].
Cette année, un cinquième festival sera exceptionnellement
célébré,
du 11 au 14 septembre. Il s'agira du 10ème anniversaire du
Festspielhaus, inauguré le 18 avril 1998 par Valery Gergiev,
le chef russe ayant beaucoup et fidèlement contribué
aux heureux débuts artistiques du lieu (on se sou-vient de
son Ring, donné ici en 2003), avant d'en être
l'invité privilégié [lire nos chroniques de
ses Elektra, Fliegende
Holländer et Jenufa
à Baden Baden].
Si le Festspielhaus est, l'on s'en doute, rapidement devenu essentiel
au paysage culturel de Baden Baden, il prit également un
rôle économique
non négligeable. Outre le fait que sa structure emploie 370
personnes, une récente enquête de l'Université
de Saint-Gall avance que son activité induit une forte influence
sur le marché régional du travail, principalement
dans le domaine hôtelier, et serait à l'origine d'un
afflux du pouvoir d'achat de près de 46 millions d'euros
par an. "Grâce au Festspielhaus et au Musée
Frieder Burda, l'image de Baden-Baden a changé de la ville
thermale à la ville culturelle", conclut Andreas
Mölich-Zebhauser, son directeur général.
Dossier réalisé par Bertrand Bolognesi
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