Monteverdi
de Rinaldo Alessandrini
Actes Sud / Classica, 2004 - 175
pages
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Drôle de petit livre que celui de Rinaldo Alessandini, quatrième
de la collection Actes Sud / Classica
D'emblée, le musicien romain, claveciniste, organiste et
chef d'orchestre, nous met en garde :
"Le lecteur ne trouvera ici aucune érudition, aucun
scoop musicologique".
Et de nous conseiller deux textes fondamentaux, l'un de Paolo Fabbri,
l'autre de Roger Tellart pour approfondir la biographie du compositeur.
De ce dernier, on apprendra effectivement peu : son baptême
à Crémone
en mai 1567, son engagement à Mantoue comme joueur de viole,
les musi-ques de cour qu'il a produites et dont beaucoup furent
perdues, la stabilité enfin trouvée à Venise
Si Alessandrini a accepté d'écrire ce livre, c'est
uniquement pour faire acte public de reconnaissance, et pour
nous convaincre de l'importance d'un compositeur souvent raillé
de son vivant.
En moins de deux cents pages, il célèbre un génie
musical sensible
dans l'uvre sacrée - riche en timbres, combinaisons
et rythmes variés -, dans le théâtre lyrique
qu'il définit et surtout dans l'art du madrigal qui voit
le renoncement à tout mécanisme de régularité
d'écriture, l'exaltation du texte
Afin de réfléchir
sur la notion d'interprétation, l'auteur termine son livre
avec quelques analyses de madrigaux - la plupart appartenant aux
neuf Livres publiés entre 1587 et 1651.
Samuel Moreau
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