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Actes Sud / Classica, 2004 - 155
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Pour qui le nom de Frédéric Chopin n'évoque
qu'une passion amoureuse avec George Sand, voici l'occasion de découvrir
un artiste débarrassé des images convenues ou fausses
qu'il trimballe malgré lui.
Né le 1er mars 1810 de deux parents musiciens, Frédéric
prend très jeune ses premières leçons de piano.
Il est confié à sept ans à un professeur qui
relève chez lui une excellente technique doublée d'un
talent d'improvisateur.. Plus tard, c'est au sortir de l'Ecole Supérieure
de Musique qu'on saluera sa capacité exceptionnelle, son
génie musical. Nous suivons le jeune garçon dans sa
découverte de l'opéra - lors de pérégrinations
qui le mènent à Berlin, à Prague, à
Dresde -, dans ses admirations successives pour les aînés
- Hummel, Ries, Moscheles, Beethoven - et ses amitiés avec
les contemporains, Mendelssohn et Liszt en tête. Sa vie semble
en perpétuel mouvement : il rejoint Vienne quand l'agitation
politique gagne Varsovie, quitte ensuite cette ville anti-polonaise
où il n'arrive pas à faire éditer ses uvres,
s'installe dans différents appartements parisiens, sans parler
de ses allers et retours vers Nohant, durant ses neuf années
de liaison avec
la femme de sa vie... Si depuis son premier concert publique sa
vie mondaine a toujours été intense, la recherche
musicale n'a jamais été abandonnée, malgré
la mort de ses proches, les déboires amoureux,
la phtisie qui l'emporta, le 17 octobre 1849.
Journaliste, producteur, président des Fêtes romantiques
de Nohant,
Alain Duault livre ici un petit livre aux vertus de hors-d'uvre
: grâce à des informations sans digressions inutiles,
dans un style sec, il met en appétit le lecteur, lui donnant
envie d'en savoir plus sur Chopin, redorant le blason du terme vulgarisation.
Nous avions en mémoire quelques dizaines des deux cent vingt-cinq
uvres du compositeur, voilà que s'y ajoutent quelques
moments de vie.
Anne Bluet
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