1791, la dernière année de Mozart
de h. c. robbins landon
Fayard, 2005 - 320 pages
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Mozart meurt
le 6 décembre 171 à l'âge de trente-cinq ans.
Cette mort précoce, frappant un être en qui a été
reconnu le plus grand génie de la musique, fait se poser de
multiples questions.
Pourquoi, alors qu'il avait connu le succès, sa dernière
année a-t-elle été entourée de tant de
misère ? Pourquoi un abandon tel que sa sépulture fut
la fosse commune ? Quel rôle a joué sa femme Constanze
? Quel était le visiteur mystérieux qui lui commanda,
quelques semaines plus tôt, un Requiem (qu'il n'acheva pas)
? Salieri, jaloux, l'a-t-il empoisonné ? Et
ses frères francs-maçons n'avaient-ils pas de griefs
contre lui ?
H.C. Robbins Landon a exhumé et scruté toutes les
archives possibles
pour brosser le tableau de cette dernière année de
Mozart, qui vit l'éclo-
sion de chefs-d'uvre tel La Clémence de Titus,
La Flûte enchantée et le Requiem. Ne
négligeant aucun détail qui permette de comprendre
la vie quotidienne du compositeur dans la Vienne impériale,
il fait justice, par
une démonstration rigoureuse, de toutes les suppositions
qui ont fleuri
à propos de ce qu'il appelle " la plus grande tragédie
de l'histoire de
la musique ".
© Editions Fayard
Je suis heureux que ce livre, publié pour la première
fois en 1988 et
traduit dans le monde entier, reparaisse maintenant en français
à l'occasion de la nouvelle Année Mozart en
2006. Depuis la première édition, diverses corrections
ont été faites, et j'aimerais attirer l'attention
sur le fait qu'un cer-tain nombre de publications récentes
ont été ajoutées à la bibliographie
sélective. L'étude du docteur Anton Neumayr, Musik
und Medizin (1987), tend à étayer la théorie
du docteur Bär sur les causes de la mort de Mozart plutôt
que sur les idées du docteur Davies. Je cite dans un autre
de mes livres, Mozart connu et inconnu (1996), une description
intéressante par J.P. Lyser de la maison où vivait
la famille Mozart en 1791, parmi les " Quelques documents récemment
découverts sur la dernière année de Mozart
". Cet essai fait également état d'un document
extrêmement important, mais jusque-là inconnu, sur
un procès pour dette intenté à Mozart par son
protecteur, le prince Carl Lichnowsky, en novembre 1791.
H.C. Robbins Landon
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