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montserrat caballé
: au-delà de la musique
TDK, 2003
DVD multi-zones
DV-DOCMSC
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TDK nous propose aujourd'hui un DVD entièrement consacré
à l'une des plus grandes sopranos du siècle précédent,
Montserrat Caballé. Son titre, Caballé,
au-delà de la musique, prévient l'acheteur qu'il
s'agit bien d'une biographie de la diva catalane et non d'une simple
compilation de récitals. C'est donc l'occasion pour elle
de nous raconter ses origines, ses débuts difficiles et l'histoire
de son ascension vers la gloire, à travers de superbes images
d'archives, illustrées par ses plus beaux moments phonogéniques.
N'étant pas reconnue dans son pays, la chanteuse espagnole
dut
s'exiler à Bâle puis à Brême. - dans les
pays nordiques, comme elle dit.
Elle se maria avec son Pinkerton, Bernabé Marti, après
une série de repré-
sentations de Butterfly, début d'une passion et d'une
histoire d'amour qui semble durer encore
C'est à New
York, avec le remplacement impromptu de Marilyn Horne dans Lucrezia
Borgia en avril 1965, que la carrière de Montserrat devint
internationale. Très vite, elle est demandée par les
plus grandes scènes lyriques du monde et elle s'empare de
tous les grands rôles du répertoire qui convenaient
à sa voix immense.
Bohême, Traviata, Butterfly, Elvira
La liste des rôles de la Caballlé serait trop longue
à détailler ici.
Pour reprendre les propos de Loan Holender, le directeur du Wiener
Staatsoper, elle a tout chanté, de Norma à Isolde,
d'Elvira à Salomé, de Tosca à Sieglinde et
le succès était toujours au rendez-vous. Le présent
DVD se compose de huit chapitres aux sous-titres assez pompeux,
tels
La signification de la musique, Principes, etc., qui
n'ont rien à voir avec
la facilité et le plaisir qu'on prend à écouter
et à regarder la Diva.
On regrettera la brièveté des extraits filmés
des grands moments de sa carrière ; en particulier, on rêve
de découvrir dans son intégralité le premier
incunable constitué par Le Pirate de Bellini donné
à Pleyel en 1966, devant un public parisien en délire
Mais la qualité des documents présentés ici
nous fait rêver à une disponibilité inespérée
de sa Turandot de Garnier, de son Roberto Devereux d'Aix,
de ce Trouvère de légende d'Orange
Il est difficile de résister à la gentillesse, à
la sincérité et au charisme de la cantatrice. L'accumulation
d'hommages, plus ou moins appuyés, des plus grandes gloires
du monde musical, n'apporte pas grand' chose à sa gloire,
à la différence des extraits d'interviews et de duos
avec des stars comme
Di Stefano, Carreras, Pons
Le chapitre 5 met curieusement
en parallèle Maria Callas et Freddie Mercury, le chanteur
du groupe rock Queen, pour
la complicité et l'amitié qu'ils entretenaient avec
Caballé. Par ailleurs, on découvre avec surprise son
grand engagement dans la lutte contre le
SIDA, après le décès du chanteur, et son goût
immodéré pour le
cross-over. L'extrait de la Tosca de Londres, dans la
mise en scène
conçue par Franco Zeffirelli pour la Callas, donne lieu à
une anecdote amusante et nous dépeint une partie peu connue
de leurs relations.
Pour finir, la relève semble assurée par la ravissante
Montserrat Marti, fruit des amours lyriques de époux Marti-Caballé,
pour laquelle la diva catalane nourrit les plus grands espoirs
Michel Slama
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