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"Napoli" de August
Bournonville
Warner Vision, 2006
DVD zones 2, 3, 4, 5
2564-63477-2
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Très renommé parmi les créations du chorégraphe
August Bournonville (1805-1879), Napoli est
largement inspiré de ses voyages en Italie. Ce ballet aux
musiques très rythmées et aux danses colorées
mélange une pantomime complète. L'enregistrement suivant
a été réalisé en 1986 avec le Royal
Danish Ballet sur les planches du Théâtre de Copenhague.
Dans le 1er acte, Veronica et sa fille Teresina apparaissent sur
la place d'un marché du bord de mer. Peppo, le vendeur de
limonade, et Giacomo, celui de macaroni, tous deux amoureux de la
jeune femme, essayent de persuader sa mère qu'elle devrait
se marier à l'un eux. Mais Teresina n'est pas intéressée
; elle attend le retour de Gennaro le pêcheur. Véronica
finit par consentir à leurs fiançailles. Durant la
bénédiction, Peppo et Giacomo tentent de rendre Teresina
jalouse en montrant du doigt Gennaro qui plai-sante avec une cliente.
Pour mettre fin à cette mascarade, les amoureux mettent les
voiles. Mais le mauvais temps fait chavirer le bateau et Genna-
ro est le seul sauvé. Veronica l'accuse alors d'avoir noyé
sa fille. Gardant espoir, Gennaro s'en va prier et s'en remet à
Frère Ambrosio. Dans le se-cond acte, Teresina est dans la
grotte de Golfo. Elle a été sauvée par les
naïades, ses esclaves. La jeune femme demande à rentrer
chez elle, mais Golfo, fasciné par sa beauté, souhaite
la garder à ses côtés. Il lui verse de l'eau
magique pour qu'elle devienne à son tour une naïade.
Durant ce temps, Gennaro poursuit ses recherches et retrouve Teresina
près de la grotte. De retour à Naples, elle contredit
les rumeurs des deux marchands et explique à sa mère
que Gennaro l'a sauvée. Frère Ambrosio convainc Veronica
que la foi a sauvé sa fille. Le couple est célébré.
Le corps de ballet danois exprime avec beaucoup de lisibilité
cette pantomime ; jeux de regards, gestuelle précise et vérité
des émotions. Il
se crée une vraie communication entre les danseurs. De fait,
l'on ressent parfaitement la bonne humeur et l'effervescence sur
la place du marché
du 1er acte, par exemple. Dans le rôle de Teresina, Linda
Hindberg est
des plus douées ! Elle danse avec légèreté,
justesse technique, grâce
et expressivité. Authentique, nous n'avons pas de mal à
croire à son his-toire d'amour avec Gennaro. Il faut l'applaudir
pour ses nombreuses ara-besques et attitudes, joliment exécutées
qui, parfois, font penser à des
sculptures. Ces figures apportent aux variations beaucoup de fraîcheur
et laissent bouche bée à de nombreuses reprises. De
son côté, Arne Villumsen aborde son rôle
avec facilité. Clarté d'exécution définissent
ses pirouettes, vitesse et énergie caractérisent ses
sauts. Et lorsqu'il se croit responsable de la noyade de Teresina,
il est très convaincant. Son long
cri de désespoir fait alors penser à la scène
de folie dans Gisèle. Les musiques très envolées
de Helsted, Rossini, Gade, Paulli et
Lumbye
sont plaisantes et font corps avec la chorégraphie d'August
Bournonville. L'enregistrement de ce ballet romantique interprété
par le Royal Danish Ballet ne pourra que plaire aux adeptes de la
danse académique.
Retenons que le 2ème acte en est sa quintessence !
Marion Saludas
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