PORTRAIT
jean-dominique marco,
directeur de musica


Il y a quinze ans
grandir
L'édition 2005
Diversifier le festival

Quel répertoire ?

 

© christian creutz





 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


quelques phares de l'édition 2005


Concert d'ouverture
Palais de la Musique
23 septembre, à 20h
George Benjamin
Sudden time
Palimpsests I & II
Dance Figures

Pierre Boulez
Notations 1, 2, 3, 4 & 7
SWR Sinfonieorchester Baden Baden
George Benjamin


Les samedis de la jeune création
Auditorium du Musée d'Art Moderne
24septembre et 1er octobre, à 11h
Michel van der Aa
Sébastien Béranger
Jérôme Combier
Xavier Dayer
Renaud De Putter
Stefan van Eycken
Reinhard Fuchs
Philipp Maintz
Sébastien Rivas

Accroche Note
2e2m

Résidence
KaijaSaariaho
Anssi Karttunen
Auditorium France 3 Alsace
28 septembre, à 15h
29 septembre, à 18h

Matteo Riparbelli
Ivan Solano
Kaija Saariaho

Elèves du Conservatoire National
de Région de Strasbourg

cliquez sur l'image pour voir la photo en entier
© anaclase


Palais de la Musique
1er octobre, à 20h
George Benjamin
Sometime Voices
Elliott Carter
Of Rewaking
A 6 Letter Letter
Boston Concerto

Henri Dutlleux
Métaboles

Orchestre et ensemble vocal
du SWR Stuttgart
Heinz Holliger

Théâtre National de Strasbourg
6 octobre, à 20h30
Olga Neuwirth
Roberto Paci Dalò
Italia Anno Zero
concert scénique

Palais des Fêtes
7 octobre, à 18h
Unsuk Chin
Allegro ma non troppo
Elliott Carter
Pièces pour timbales
Laurent Cuniot
Efji
Philippe Fénelon
Zabak

Thierry Pécou
Sous l'aile du vent

Michael Jarrell
Assonance VII

Florent Jodelet, percussion

Concert de clôture
Palais de la Musique
8 octobre, à 20h
Claude Debussy
Jeux
Péter Eötvös
Zeroponts
Michael Jarrell
Abschied
Pierre Boulez
Figures-Doubles-Prismes
Orchestre Philharmonique
de Radio France
Péter Eötvös

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

concert d'ouverture 2005 : pierre-laurent aimard et george benjamin
© christian creutz

 

 

 

 

 

 

 

 

affiche 1997

 

 

 

 

 

 

 

 

 

affiche 2004

 

 

en savoir plus

Vous pouvez visiter
le site de MUSICA

 

À Strasbourg, depuis 1983, la musique contemporaine berce les couchers de soleil automnaux durant deux semaines, dans le cadre de MUSICA. Voilà quinze ans que Jean-Dominique Marco assume la direction générale de ce festival devenu le plus grands rendez-vous du public français avec la création musicale internationale. Cette longévité rare lui permet de porter aujourd'hui un certain regard sur le présent...


Comment se présentait le contexte MUSICA lorsque vous en avez pris la Direction Générale, il y a quinze ans ?
En fait, je n'ai jamais quitté MUSICA, puisque j'avais été l'un de ses ordonnateurs administratifs. Le Ministère de la Culture ayant décidé de créer un nouveau festival, il a fallu mettre en place toute une infrastructure, établir un dialogue avec les élus, créer l'organisme qui engagerait ensuite un directeur pour qu'il réalise la première édition. Après qu'une association ait été déposée en novembre 1982, Laurent Bayle fut nommé directeur par l'assemblée constitutive dont je faisais partie. Du fait de mes fonctions de Délégué régional à la musique, et parce que j'étais proche de l'équipe
ayant travaillé à son concept, j'ai toujours suivi de l'intérieur l'histoire de MUSICA. Lorsque je suis arrivé, le festival, qui avait traversé sept années avec succès, était en parfait état de marche, bien que connaissant des difficultés financières réelles ; le contexte budgétaire ne lui était guère favorable. Au départ, personne n'avait d'argent pour lancer un tel festival, pas même la Ville de Strasbourg ou l'Etat. Nous avons associé d'autres partenaires, comme la Région et le Département, en tentant de verrouiller
le dispositif. Lorsqu'en 1986 Laurent Bayle est parti, les choses étaient encore incertaines, et nous nous retrouvions dans une période un peu critique.

Quel projet formiez-vous alors ?
J'avais trois objectifs : consolider les bases institutionnelles, internatio-naliser d'avantage la manifestation en entrant plus au cœur de la matière contemporaine tout en diversifiant le répertoire, agrandir et rajeunir le public. Je me suis donc attelé à assainir la gestion tout en construisant un cadre administratif et budgétaire plus adapté à cette aventure. Quant à la program-mation, il m'a semblé que notre public, particulièrement bien préparé par mes deux prédécesseurs, était mûr pour goûter un menu moins didacti-
que ; en effet, le festival avait commencé d'une manière assez pédagogi-que, ce qui était nécessaire, présentant les principaux acteurs de la recherche musicale d'après-guerre à travers leurs grandes œuvres, en jouant Xenakis, Nono, Boulez, Stockhausen, etc. Après huit ans était venu
le temps de s'intéresser à d'autres générations de compositeurs, à réfléchir en thémati-ques, tout en confrontant le répertoire considéré comme acquis à la jeune création.

affiche 1996


Enfin, le non renouvellement du public pouvait être un danger. Car enfin, l'aventure de MUSICA a été imaginée par une équipe jeune, Laurent Bayle ayant à l'époque une trentaine d'années, comme l'ensemble de son équipe, une grande partie des spectateurs ; nous ne voulions pas voir ce public vieillir avec nous et constituer une sorte de ghetto, de réserve s'appropriant le festival. Je souhaitais veiller particulièrement à pallier une éventualité, tout en gardant, choyant et chérissant le noyau dur du premier public, bien sûr. Dès le début, d'ailleurs, la volonté était de viser le plus large public possible. L'idée m'est venue de lancer une politique de résidence de compositeurs au Conservatoire National de Région. À son arrivée en 1992, Marie-Claude Segard, le nouveau directeur, s'est montrée fort intéressée par ce souhait qui inscrivait la musique contemporaine dans son projet d'établissement. Bien sûr, ce fut une grande évolution - et révolution -
pour le festival : par cette collaboration étroite, cette mise en résidence
des compositeurs à Strasbourg, des étudiants ont pu travailler, aborder cette musique par la pratique, la jouer au festival et rencontrer les auteurs. Les premières résidences ont révélé tout cela, d'autant qu'elles démar-raient en force avec Klaus Huber qui initia merveilleusement les élèves, inaugurant une relation étroite avec le Conservatoire qui n'a jamais cessé depuis. En 1996, ayant choisi de traiter de musique italienne deux années durant, nous avons eu plusieurs compositeurs italiens en résidence : Franco Donatoni, Luca Francesconi, Ivan Fedele et Gualtiero Dazzi. À la fin de cette expérience, Marie-Claude Segard a demandé à Fedele de créer une classe de composition au CNR de Strasbourg ; cette classe s'est favorablement développée et a formé plusieurs musiciens que nous avons pu jouer au festival, tissant une complicité évidente entre les jeunes com-positeurs et nous. Cette année, plusieurs d'entre eux ont écrit des petites pièces pour de très jeunes élèves instrumentistes, pièces qui seront données lors d'un concert des étudiants, cette semaine, en alternance
avec des œuvres de Kaija Saariaho.

Comment votre projet a-t-il évolué ?
Par la suite, j'ai cherché à développer la relation internationale de MUSICA, au moment de la mise en place des institutions européennes. Nous avons taché d'inscrire les festivals avec lesquels nous étions déjà en relation dans un cadre viable et crédible pour le projet politique et culturel européen qui soutient plus favorablement des actions en réseau. J'ai donc inventé en 1998 un réseau, invitant nos partenaires à gagner une nouvelle association afin de développer en commun des projets, concert et spectacles, dans le but de les faire circuler plus largement en Europe. Il s'agit du Réseau Varèse, soutenu depuis six ans par l'Union Européenne dans le cadre de contrats triennaux. Aujourd'hui, nous sommes vingt-et-un partenaires de
dix-sept pays. Cette année, plusieurs spectacles labellisés Réseau
Varèse : […] Ob:scena de la Compagnie Willi Dorner, Eraritjaritjaka de Heiner Goebbels et Avis de Tempête de Georges Aperghis [suivre ce lien vers la critique de ce spectacle]. Il me semblait important d'inscrire MUSICA dans une action européenne concertée, organisée, systématisée, afin d'of-frir des possibilités de collaborations entre festivals, salles de concerts, maisons d'opéra, grands centres nationaux, etc. .

 

© christian creutz



Comment votre projet vous semble-t-il avoir grandi ?
Le festival a vingt-trois ans. Il se porte bien, a réussi à pérenniser son activité, connaissant le soutien sécurisé et reconnu des partenaires institutionnels. L'Etat considère MUSICA comme un élément non négligeable de sa politique en faveur de la création musicale, la Ville de Strasbourg et la Région tiennent au festival qui sert une image de moder-nité complémentaire d'une tradition musicale patrimoniale plus évidente ici. Cela dit, MUSICA a grandi comme il a pu ! Compte tenu des moyens dont nous disposions, nous avons toujours essayé de privilégier l'action artis-tique, nous fixant de préserver la polyvalence de la programmation, et de couvrir toutes les activités musicales. Primo : parce que très peu de festivals ont la possibilité de jouer le répertoire orchestral contemporain, que seul peut-être Radio France est à même de faire entendre régulière-ment, il était important que MUSICA le fasse. Secundo : parce qu'elle permet précision et intimité, la musique de chambre et d'ensemble est sans doute l'outil qui sied le mieux à la musique contemporaine ; c'est un écrin que nous avons promu et protégé jusqu'aujourd'hui, bien évidemment. Tertio : il nous est apparu indispensable de faire évoluer le festival vers le spectacle. Il n'y a pas si longtemps que les arts de la scène sont arrivés à MUSICA, vous savez - c'était avec Die Soldaten (Bernd Aloïs Zimmermann). Le retour vers l'opéra, qui entraîne des interrogations peut-être plus classi-ques, est un phénomène que nous ne pouvions négliger de prendre en considération, avec toutes les difficultés techniques que ce genre peut occasionner à un festival nomade comme le nôtre. Il y a aussi des formes de spectacles où la musique intervient de manière plus ponctuelle tout en s'exprimant avec force : musique et danse, musique et vidéo, musique et film, musique et théâtre, etc., sont des alliages devenus courants que
nous montrons également. Comment MUSICA a-t-il grandi ? En veillant
à témoigner toujours de la présence d'une créativité musicale dans tous
les domaines où elle trouve à s'exprimer.

Ainsi, depuis quelques éditions déjà, Les Nuits de Musica ont
introduit une nouvelle manière de vivre la musique d'aujourd'hui ?
Les Nuits ont toujours existé à MUSICA. Je me souviens qu'on a beaucoup joué, dès 1984 et 85, sur ce rapport à d'autres musiques. Elles ont toujours permis d'installer des fins de soirées plus détendues, tout en montrant
dès les commencements que le festival n'était pas un ghetto, et qu'il ne se fermait pas à d'autres musiques. Au fil des éditions, nous avons cherché des correspondances avec des thématiques plus précises - en 1999, la programmation explorait la musique espagnole, tandis que Les Nuits nous emmenait vers l'Amérique du Sud, par exemple ; en 2004, la musique tra-ditionnelle des Balkans remixée s'intégrait assez naturellement dans une partie de notre programme qui rendait hommage à Vinko Globokar. Cette année, j'ai essayé d'identifier ces concerts de manière plus forte afin de
les communiquer plus évidemment aux jeunes ; l'intérêt est qu'une partie de public habituel du festival assiste aux Nuits, et qu'un autre public s'y
rende, dans l'espoir que sa curiosité l'entraîne à devenir potentiellement un nouveau public. Pour moi qui suis un enfant des années soixante, Marianne Faithfull, que nous recevons vendredi prochain à MUSICA, a fait partie de ma jeunesse, comme c'est aussi le cas pour nombre de compositeurs
de cette génération, comme Pascal Dusapin ou George Benjamin, entre autres. Elle est une icône de ces années turbulentes qui a traversé ces quarante dernières années en étant aujourd'hui écoutée par les jeunes : elle est donc un trait d'union idéale entre les suiveurs attendus du festival
et un public de jeunes qui suit habituellement les concerts de l'Ososphère. C'est une forme d'ouverture, un clin d'œil, sans rapport esthétique ou musicologique profond, parce qu'un festival comme le nôtre, fait de musi-ques dites savantes, ne rejette pas ce qui s'écoute ailleurs. Les Nuits de Musica sont une rencontre détendue, tout simplement, sans aucune
autre volonté de quelque démonstration intellectuelle que ce soit.


Entre l'orchestre, grande expérience collective, qui prend
une place importante dans le festival, entre la musique d'ensemble qui, par sa nature et sa pratique, est plus communautaire, entre les nuits qui fédèrent des publics moins attendus qui peuvent alors s'y rencontrer, peut-on dire que MUSICA affirme une volonté de rassembler toutes les manières de vivre la création contemporaine et la musique dans la ville ?
Tout à fait. Nous avons fait d'un festival intimiste plutôt adressé à un
public restreint une manifestation complètement ouverte dans la ville, un événement rendu incontournable par une politique d'occupation des lieux. Le fait de jouer dans une douzaine de salles à Strasbourg est un élément de communication, puisqu'il créée une circulation, un mouvement, une effervescence dans la ville. À l'époque où Laurent Bayle l'a imaginée, cette stratégie était une véritable révolution. Il faut se souvenir qu'au début des années quatre-vingt, le milieu de la musique contemporaine ne commu-niquait absolument pas. Soudain, MUSICA s'imposait par une politique éditorialiste, collaborait avec les médias, communiquait de manière offensive et ludique, montrant l'univers de la musique contemporaine comme quelque chose de vivant, de joyeux et pouvant constituer une fête ; c'était une grande première ! En ce moment, grâce à un tel dynamisme, le public strasbourgeois court de salle en salle pour écouter avec une grande concentration la musique d'aujourd'hui. Les gens me parlent en termes affectifs et personnels de ce qu'ils ont aimé dans telle œuvre, et je trouve cela formidable.

Malgré tout, le domaine plus individuel des musiques électroacoustiques n'est pas représenté…
C'est vrai. Mais d'autres festivals se sont suffisamment spécialisés dans cet aspect de la création pour que l'impasse que nous en fassions ne soit un handicap pour personne. Bien sûr, l'électronique est de toute façon présente dans certains concerts instrumentaux.

L'évolution de votre projet pour MUSICA eut-il à s'adapter
à certaines contradictions ?

Bien sûr ! Et la liste pourrait être plus longue qu'attendue…
Nous avons à concilier l'obligation que nous nous sommes fixés de demeurer un véritable festival de création, exigeant et pointu, à notre mis-sion de service publique qui est d'intéresser le plus grand nombre : voilà certainement la plus épineuse contradiction à assumer. C'est assez compliqué : il ne faut pas décevoir les gens qui en savent autant ou plus que nous-mêmes, comme les musicologues et la presse spécialisée, tout en continuant de plaire au public. MUSICA a prouvé, par la fréquentation de ses concerts, que l'on peut être extrêmement rigoureux quant à la qualité
de ce que l'on montre tout en visant un public large, en évitant de rentrer dans des considérations musicologiques. Parler simplement du sujet à
un public qui n'est pas forcément spécialiste, c'est faire des musiques dites contemporaines une fête plutôt qu'un salon du prêt-à-entendre pour profes-sionnels. Les gens sont curieux, mais vous les éloignez lorsque vous les bombardez de technique, d'esthétique et d'histoire. L'idée est plutôt de donner à entendre des choses diversifiées dans une ambiance avenante
et détendue, laissant cet univers imprégner l'auditeur. On peut dire que, d'année en année, la musique contemporaine a trouvé une place réelle dans la culture du public strasbourgeois. Lorsque MUSICA fut créé, nous sortions d'une ère où le public avait relativement peu d'importance ; certains compositeurs disaient même, dans les années soixante, que sa présence pervertissait le rapport à la musique. On en est sorti ! Les compositeurs d'aujourd'hui aspirent tant à se réaliser esthétiquement qu'à une recon-naissance sociale ; ils ont besoin de vivre, de succès pour avoir des commandes, et de l'écho d'un public pour s'accomplir dans une
fonction sociale.


Quel regard portez-vous sur les différentes Directions Artistiques avec lesquelles vous avez travaillé depuis
votre arrivée à MUSICA ?
Le festival est préparé par une petite équipe. Aujourd'hui, nous sommes sept à nous partager les fonctions de gestion, de recherche de partenaires, de relations avec le public, de logistique, et la fonction artistique. Depuis 1983, c'est le directeur qui fait la programmation. Pour la réaliser et la mettre en œuvre, nous avons besoin de personnel compétent. J'ai connu trois possibilités : le délégué de production, quelqu'un qui exécute une pro-grammation établie par le directeur ; le délégué artistique qui, de par son expérience et de ses connaissances, a plus de latitude pour proposer cer-taines orientations ; enfin, le directeur artistique avec lequel on établit un véritable dialogue et qui saura imprimer une personnalité forte au festival qu'il prépare. Vous savez, lorsqu'on est directeur depuis douze ou treize éditions, on sent une forme de solitude, on a besoin de dialogue, de confronter ses idées. Si l'on vit à Paris, c'est facile : on va au concert, on
y rencontre du monde à qui parler ; il y a un milieu musical contemporain.
À Strasbourg, ce n'est pas le cas. En 2002, j'ai eu la chance de débaucher Frank Madlener, alors jeune directeur du festival Ars Musica (Bruxelles). J'avais envie de travailler avec lui pour sa fraîcheur et sa passion ; cela
m'a immensément réjoui de trouver dans la jeune génération des gens qui reprenaient le flambeau et qui avaient ce même feu sacré pour la musique contemporaine. Nous avons connu trois belles années de collaboration durant lesquelles j'ai pu discuter, confronter, construire, vers une program-mation où Frank affirmait de véritables choix. Aujourd'hui, happé par l'Ircam, il vient de partir de MUSICA. Cela dit, dès l'instant où la permanence du di-recteur induit une sorte de pérennité, il est important qu'il y ait une rotation du personnel, pas uniquement au sein de la cellule artistique, d'ailleurs. Nous travaillons beaucoup avec des jeunes. Ils connaissent leur début de carrière chez nous, arrivant avec une belle énergie et un grand appétit de savoir et d'apprendre, autant de qualités qui les engagent dans le projet. C'est passionnant de pouvoir former beaucoup de gens tout en côtoyant chaque jour ce regard jeune qu'ils ont sur MUSICA. Une bonne fragilité,
si je puis dire, vient ainsi contrecarrer le risque de routine de notre fonc-tionnement, n'entraînant aucune friabilité mais une saine vigilance.

propos recueillis en septembre 2005 par Bertrand Bolognesi


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© christian creutz