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EXPRESS YOURSELF
(brèves rencontres) Opus
2
Christophe
Girardot
David
Greilsammer
Gérard
Pesson
Sebastian
Rivas
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CHRISTOPHE GIRARDOT
Christophe Girardot étudié le piano avec Denis
Badault, puis
la composition avec Giacomo Platini et Jacopo Baboni Schilingi
au conservatoire de Montbéliard (1er prix de composition
avec félicitations du jury à l'unanimité).
Il a fondé le Concours
international de composition pour grand orchestre de jazz avec
P.Caratini, M.Rüegg et l'Orchestre National de jazz L.Cugny.
> reprise de Dr Jekyll
and Mr Hyde
Auditorium d'Orsay, Paris / samedi 15 novembre, 20h
Votre travail tourne beaucoup autour de la
musique de cinéma.
Était-ce une envie dès le départ ou seulement
un hasard ?
Pour répondre à cette question,
je suis amené à vous parler de
mon parcours musical. J'ai commencé à réellement
travailler comme compositeur pour des metteurs en scène de
théâtre, notamment
Jean-Luc Lagarce et, de ce fait, me suis sensibilisé aux
problématiques
de dramaturgie, scénographie. Il y a quelques années,
j'ai eu envie de développer une activité plus autonome,
c'est-à-dire ne plus être totalement dépendant
de la commande et il m'a paru assez naturel de me tourner
vers le cinéma muet qui me permettait d'utiliser les compétences
que j'avais acquises en tant que compositeur dramatique et
également et également d'expérimenter de nouvelles
pratiques musicales utilisant la lutherie traditionnelle (l'instrument
traditionnel, acoustique) et la lutherie contemporaine, (l'ordinateur
et les logiciels).
Comment la vision d'un film influence-t-elle votre
créativité ?
Arrivez-vous vierge ou avec un canevas préétabli ?
La première intention est : quelle
nouvelle direction ai-je envie
d'explorer ? Lorsque que j'ai travaillé sur Buster Keaton,
le fondement
de la partition était la variation. En effet le personnage
burlesque est un
être qui se retrouve confronté à différentes
situations et reste en toute circonstance le même. Pour Dr
Jekyll and Mr Hyde, mon intention était de travailler
autour de la notion de transformation. Cette notion serait à
la fois présente dans l'écriture musicale en utilisant
certaines techniques de composition comme l'interpolation et par
l'utilisation de l'électronique en référence
à la notion de drones que l'on retrouve dans le cinéma
de David Lynch. Quant à Faust (en création
à Besançon, en avril 2009, ndr), l'idée
de base est une sorte de défi qui consiste à reconstituer
l'ensemble
du champ sonore d'un film à partir d'une seule et même
voix, celle de
Nicholas Isherwood. Je dois ajouter que parallèlement au
ciné-concert,
j'ai développé des outils pédagogiques, ateliers
et conférences, autour
de cette thématique qu'est le son et la musique au cinéma
et, de ce fait,
les ciné-concert sont aussi le lieu d 'expérimentation
de nouvelles
postures compositionnelles face à l'image.
Pouvez-vous nous expliquer pourquoi, en ce qui
vous concerne,
le stéréotype n'est pas un concept exclusivement péjoratif
?
Depuis l'apparition des sciences cognitives,
la notion de stéréotype est
non plus apparue comme une pratique figée mais au contraire
comme
un outil porteur de sens, le prêt à porter de l'esprit
selon Ruth Amossy
et c'est en ce sens que j'ai développé un travail
théorique sur ce concept
qui s 'avère particulièrement fertile pour analyser
la musique au cinéma
et également un terrain fécond pour la composition.
Il s'agit de jouer
avec ce concept et de l'utiliser consciemment pour pouvoir développer
des stratégies compositionnelles au niveau du musical et
du sonore.
Comme vous l'avez souhaité pour
Faust, le spectateur de Dr Jekyll
et Mr Hyde est-il plongé au cur d'un cauchemar
?
Ces deux films appartiennent au genre
fantastique et nécessitent
à chaque fois une esthétique musicale qui renforce
le genre. Pour
Dr Jekyll, l'audio-spectateur assiste à la destruction
cauchemardesque
d'un homme et l'intention est de le saisir dans cet instant, en
l'englobant grâce à la spatialisation du son. Pour
Faust, la force subjective de la voix
est de créer la sensation que c'est lui qui rêve le
film dans une sorte
d'état hypnagogique.
Qu'apporte à cette partition l'électronique
en temps réel ?
Pour Dr Jekyll comme pour le Faust
à venir, j'utilise l'électronique à la
fois en temps réel et en temps différé. Le
temps différé consiste à envoyer des fichiers
de son préalablement enregistrés et traités,
ce qui permet de densifier l'univers sonore et d'alléger
le travail de l'interprète, surtout dans
le cas de synchronisation à l'image, trop aléatoire
à pratiquer en direct.
Le temps réel va participer à la densification par
accumulation, création
de textures, et traitement du son - delay (retard), reverb (réverbération),
detune (changement dynamique de la hauteur) -, mais en gardant un
caractère moins domestiqué où les interprètes,
qu'ils soient sur le plateau ou en régie, s'accompagnent
et récréent à chaque fois quelque chose de
nouveau. Les outils que j'utilise sont des patchs développés
à partir de
Max Msp. (propos recueillis par Laurent Bergnach, le 10 octobre
08)
>>>
DAVID GREILSAMMER
David Greilsammer commence ses études de piano
à l'âge
de six ans au Conservatoire de Jérusalem. Il poursuit ensuite
ses
études musicales à Florence puis à Paris, et
revient en Israël pour
y travailler avec le pianiste et chef d'orchestre Yahli Wagman.
Il est ensuite admis à la Juilliard School de New York dans
la classe
de Yoheved Kaplinsky. À la suite de ses études de
perfectionnement
en piano et direction d'orchestre, il a suivi l'enseignement du
célèbre pianiste américain Richard Goode.
> récital Cage / Scarlatti
Hôtel national des Invalides, Paris / jeudi 6 novembre
Comment s'est passé votre rencontre
avec la musique de Cage,
comme mélomane d'une part, comme interprète d'autre
part ?
A l'époque où j'étais étudiant
à la Juilliard School de New York, un professeur nous avait
initiés à la musique de John Cage que j'avais
trouvé passionnante, immédiatement. J'ai non seulement
adoré
découvrir la musique de ce compositeur, mais aussi les idées
inédites
qu'il avait élaborées, si différentes de celles
de ses contemporains. Et quand j'ai écouté les sonates
pour piano préparé pour la première
fois,
j'ai été bouleversé par ces sonorités
sublimes, par cette imagination
infinie.
Comprenez-vous qu'au XXIe siècle, on puisse
être choqué de voir
Cage voisiner avec Bach et Mozart, comme c'est le cas sur votre
enregistrement précédent ?
L'art n'est pas là pour éloigner les mondes mais
pour les rapprocher. Ce qui m'intéresse, c'est de faire dialoguer
des univers qui à priori seraient différents mais
qui, en réalité, ont tant de choses en commun. C'est
cela qui, à mes yeux, dévoile des moments musicaux
passionnants, forts et émouvants. C'est cela qui fait découvrir
des secrets magiques et des idées rares. C'est cette voie
la que j'ai voulu suivre dans fantaisie_fantasme, et c'est
celle je continue à développer et à explorer
dans tous mes projets musicaux.
Cette fois, vous l'associez à la musique
de Scarlatti
Oui. Le 6 novembre, je donne à Paris
la première d'un programme inédit que j'aime profondément...
Il s'agit d'un récital de sonates de Scarlatti et
de John Cage, qui seront jouées les une après les
autres en alternance
sur deux pianos, un piano normal et un préparé,
sans aucune interruption pendant 65 minutes. J'ai décidé
d'associer les sonates de Scarlatti et Cage car tout d'abord ces
deux compositeurs étaient d'une nature complètement
révolutionnaire, non seulement créant des formes originales
mais surtout créant des sonorités inédites
et inconnues jusqu'alors. Les sonates de
ces deux compositeurs ne ressemblent en rien aux sonates qu'écrivaient
leurs contemporains. Cela est fascinant de s'apercevoir qu'à
plus de 200 ans d'écart, ces deux hommes ont écrit
des sonates qui se ressemblent profondément: courtes, choquantes,
éblouissantes de couleurs, pleines
de rythmes inédits et de sonorités inconnues qui viennent
d'une autre planète
Pensez-vous que la notion de hasard favorisée
par l'Américain
puisse vraiment faire bon ménage avec cet art du temps qu'est
la musique ?
N'oublions pas que le hasard a été favorisé
par Cage pendant une partie
de sa vie seulement. Les sonates pour piano préparé,
par exemple, n'ont rien du hasard : tout est méticuleusement
détaillé, au millimètre près!
Les boulons, les vis et les bouts de caoutchouc que l'on place dans
le piano doivent être installés de façon immensément
précise et même les dimensions des divers matériaux
doivent être précises. Par contre, en
effet, John Cage a plus tard favorisé le hasard dans ses
uvres, mais,
il faut le dire, il l'a fait de façon très organisée
et toujours avec une forte vision artistique, très profonde
et cohérente.
Êtes-vous sensible au silence qui intéresse
beaucoup de
compositeurs nés après 4'33'', cette pièce
extrême de 1952 ?
Avant tout, c'est la démarche de Cage
qui est extraordinaire. Personne n'avait osé le faire avant
lui, l'idée est réellement révolutionnaire
quand
on parle du monde classique. Mais au delà de la démarche,
il y a un
réel discours derrière cette uvre. Le respect
du silence, mais aussi,
et surtout, la compréhension de sa profondeur, sa beauté,
sa magie,
sa force. Cage nous confronte au silence sans aucun compromis et
cela est une chose qu'aucun autre compositeur n'avait fait avant
lui. Dans mes projets, le silence a toujours été un
élément de grande importance
et il est également une source d'inspiration. J'ai toujours
eu l'impression que dans le classique on avait peur du silence,
que d'une certaine façon, c'était une chose à
éviter. Mais quand on écoute le silence dans une
uvre et qu'on prend le temps de l'aimer, cela peut créer
une expérience absolument bouleversante. (propos recueillis
par L.B., le 17 octobre 08)
>>>
GÉRARD PESSON
Après des études de Lettres et de Musicologie à
la Sorbonne, Gérard Pesson (né en 1958) intègre
le Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris où
il est actuellement professeur de composition.
Il a obtenu de nombreux prix dont celui de la Fondation Prince Pierre
de Monaco (1996) ou celui de la musique de l'Akademie der Künste
de Berlin (2007).
> création de Chansons
populaires sur un texte de Philippe Beck
Théâtre des Bouffes du Nord, Paris / lundi 3 novembre,
20h30
De plus en plus, la voix est au centre de votre
travail.
Dans le domaine choral en particulier, quelles sont les uvres
du XXe siècle qui vous ont marqué, sinon influencé
?
La voix est au centre de mon travail, sans
doute pour deux raisons.
D'abord parce qu'elle porte le sens, la poésie. Je compose
toujours
dans cette énergie, dans cette présence de la littérature.
D'autre part,
il me semble que j'ai toujours tendu naturellement vers la scène,
ou du moins vers une sorte de dramaturgie qu'apporte la voix. En
matière de chur, il me semble que j'ai été
davantage frappé par des uvres pour ensemble vocal
(je pense là particulièrement à Berio). Mais
j'ai beaucoup dans l'oreille des uvres plus anciennes, tout
simplement parce que je
les ai chantées comme choriste, les Trois Chansons
de Ravel par
exemple, et les pièces de Debussy.
Il y a une vingtaine d'années, vous
disiez de votre musique
qu'elle était estompée, submergée par le silence.
Est-ce encore
le cas aujourd'hui ?
Estompée, je crois que ma musique
l'est toujours. C'est ainsi que je l'entends, qu'elle me vient sous
la plume. Je n'en fais pas un principe, encore moins une théorie.
C'est ainsi. Quant au silence, disons qu'il
est une sorte d'étalon à partir duquel partent les
gestes instrumentaux,
comme un référent de matière.
Je vous sais à l'écart du mouvement
spectral. Mais la formule
ombre des sons, avancée par Gérard Grisey,
n'est-elle pas
évocatrice pour un compositeur ?
Si je suis, comme vous dites, par
la nature même de ce que j'écris,
à l'écart de la musique spectrale, elle n'en reste
pas moins, pour moi,
une des intuitions, des inventions musicales les plus fortes,
les plus
belles du XXe siècle. J'écoute énormément
cette musique et l'admire. Gérard Grisey était un
homme lettré, avec une élégance de pensée
vraiment remarquable. Son ombre de son, oui, est très
parlante.
Votre journal couvrant la période 1991-98
a été édité.
Y aura-t-il une suite ?
Un second volume est prévu
qui, si tous les délais sont respectés (et
c'est une mise en garde que je m'adresse à moi même),
devrait paraître, toujours chez le même éditeur,
Patrick Van Dieren, en juin 2009, au
moment de la reprise de mon opéra, Pastorale, au théâtre
du Châtelet.
(propos recueillis par L.B., le 5 octobre 08)
>>>
SEBASTIAN RIVAS
Après des études universitaires en composition
et direction
entreprises à Buenos Aires, Sebastian Rivas (né en
1975) poursuit
sa formation en France, notamment aux Conservatoires de Boulogne-Billancourt
et de Strasbourg où il a obtenu à l'unanimité
un Premier
Prix d'analyse musicale ainsi qu'un diplôme de composition
avec
mention dans la classe d'Ivan Fedele. Il se perfectionne ensuite
dans divers stages et master classes, et s'engage dans divers projets
de création et de recherche sur le geste instrumental en
particulier et
sur les rapports entre geste, mouvement et sonore par le traitement
électronique.
> création de Orbis Tertius
Ircam, Paris / jeudi 13 novembre, 20h
Quelle sont les uvres pour quatuor du XXe
siècle qui vous ont
marqués, voire influencés pour Orbis Tertius,
votre nouvelle création ?
Le quatuor à cordes est une formation
et une forme musicale qui m'a toujours attiré de par son
évidente possibilité d'homogénéité,
de par son agilité et de par la grande tessiture qu'il possède.
Mais c'est son aspect resserré qui en fait, à mon
avis, un concentré, une essence du style
musical d'un compositeur donné à un moment donné
de son parcours esthétique. Tout au long du XX° siècle,
un renouveau du quatuor à cordes a eu lieu, à la base
d'une volonté d'expérimentation, une sorte de laboratoire
de la composition musicale. Alors il m'est difficile de faire un
choix définitif. Bien sûr, le quatuor de Debussy est
une uvre qui m'a beaucoup marqué étant plus
jeune, tout comme les quatuors de Bartók ou même les
deux de Janacek. Mais en termes d'influences, j'ai l'impression
que les quatuors 1 et 2 de Lachenmann, le 2ème de Schönberg
et les 4èmes de Ferneyhough et Jonathan Harvey, et, bien
sûr, le premier quatuor de Fedele, a qui cette création
est dédicacée, ont été les plus marquants.
Pouvez-vous nous présenter votre nouvelle
création, et en expliquer
le titre ?
Orbis Tertius
est la troisième et dernière pièce du cycle
pour cordes et électronique que j'ai initié en 2006
par Tlön pour alto et électronique,
puis Uqbar pour violoncelle augmenté et électronique
et qui s'achève
par Orbis Tertius avec le quatuor et l'électronique.
Leurs noms réunis forment l'énoncé Tlön,
Uqbar, Orbis Tertius, titre d'une nouvelle de Jorge Luis Borges.
Ce mystérieux récit de contrées lointaines
et fictives prend
la forme et les codes de la fiction policière, mais révèle
dans ses subtiles références une mise en abîme
de la pensée idéaliste de Berkeley, et
peut se lire comme une nouvelle philosophique. Un des principaux
thèmes de Tlön, Uqbar, Orbis Tertius est que
les idées se manifestent elles-mêmes dans le monde
réel. Dans le monde imaginaire de Tlön,
un idéalisme berkeleyen excessif et sans Dieu semble aller
de soi. L'approche tlönienne considère les perceptions
comme essentielles et refuse l'existence d'une réalité
sous-jacente. À la fin de la partie principale de la nouvelle,
immédiatement avant le post-scriptum, Borges pousse
ce raisonnement jusqu'à son point de rupture logique en imaginant
que
"Parfois, des oiseaux, un cheval, ont sauvé les ruines
d'un amphithéâtre"
en continuant à les percevoir.
Ce contexte poétique traverse tout le cycle qui se caractérise
par une écriture intégrant le geste instrumental comme
paramètre structurant
d'une complexité musicale perceptible. Cet idéalisme
du contenu sémantique du geste instrumental m'a poussé
à l'interaction avec le dispositif électronique en
temps réel, par le biais du mouvement d'un capteur sur l'archet
dans Uqbar. Dans Orbis Tertius c'est l'écriture
du quatuor tout entier qui porte la trace, la mémoire de
ce travail sur le
geste instrumental, mais par contre, il n'y a pas de capteurs sur
les
archets. L'électronique dialogue avec le quatuor grâce
à ses seules
oreilles, mais tente d'en extraire le geste, sans le voir. C'est
cette dramaturgie qui structure poétiquement la forme
de la pièce, faite de tentatives et d'accomplissements de
gestes musicaux et électroniques
qui s'articulent finalement dans une confluence énergique.
Par ailleurs,
ce quatuor exploite tout au long de son déploiement, trois
états de la matière musicale. Ces trois états
que j'appellerais Net-Flitré-Saturé
sont à la base de mon esthétique actuelle.
En même temps que votre création
sera joué le Neuvième quatuor
à cordes de Rihm. Que vous inspire une telle fidélité
à cette
formation ?
Je ne serai bien évidemment pas en mesure de prédire
combien
de quatuors il me reste encore à écrire, mais je suis
sûr que c'est
une formation à laquelle je reviendrai souvent car j'y vois,
moi
aussi, un terrain d'expérimentation et de mise à l'épreuve
des idées compositionnelles. Déjà, il y a quelques
années (en 2004), j'avais
écrit un quatuor mais avec une formation quatuor pour
la fin du temps (violon, violoncelle, clarinette et piano) qui
s'appelle "L'ombre d'un
doute" et qui exploitait l'idée de la résonance
en tant qu'analogie de
l'ombre. À la suite d'Orbis Tertius, j'ai l'intention
d'écrire un quatuor
à cordes mais sans électronique.
(propos recueillis par L.B., le 29 octobre
08)
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