FESTIVAL
DE MUSIQUE AMÉRICAINE
Aleph invite le Contemporary Music Forum


Carte blanche à Guy Livingston
Programme de la manifestation
Eléments de biographie

en savoir plus

 

 

guy livingston © dr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

dominique clément © dr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

monica jordan et jean-charles françois © dr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

noëmi schindler & christophe roy © dr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

sylvie drouin © dr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

jean-charles françois © dr

 

 

 

 

Tous nos remerciements à Hélène Jarry et Guy Livingston pour leur participation à la réalisation de ce dossier.

 

 

 

Afin de célèbrer les liens étroits que le pianiste américain Guy Livingston
a tissé avec la France, l'Ensemble Aleph lui donne carte blanche pour un festival de quatre concerts consacrés à la musique contemporaine américaine, au Théâtre Dunois, les 25 et 26 mai 2007.
Pour cet événement ambitieux, l'Ensemble Aleph s'adjoint un autre ensem-ble, le Washington DC's Contemporary Music Forum. Ses membres seront les compositeurs Steve Antosca, Douglas Boyce, Geoffrey Gordon et Jeffrey Mumford, dont les œuvres figureront au programme ; et les instrumentistes Lina Bahn (violon), Carole Bean (flûte), Bill Richards (percussions), Lura Johnson (piano), james Stern (violon, alto) et Collin Oldham (violoncelle).

Diplômé de Yale University, du New England Conservatory of Music, et
du Conservatoire Royal des Pays Bas (La Haye), principal interprète de la musique de George Antheil, (> Concerto pour piano n°2, New World Recors NW 80647 / Les Sonates perdues, Wergo WER 6661), Guy Livingston a répondu à quelques-unes de nos questions.

 


Comment s'est décidé un projet aussi ambitieux ?
De façon improvisée, au départ. Je travaillais en trio avec Noëmi Schindler
et Christophe Roy - respectivement violoniste et violoncelliste de l'ensemble Aleph - et l'idée d'un programme de musique américaine fut évoquée un jour. Lorsqu'Aleph rencontra le Contemporary Music Forum (Washington), au cours d'une tournée aux Etats-Unis, les forces furent réunies pour mener à bien un tel projet. En France, on connaît surtout la musique de film nord-américaine, et inversement. Ces deux jours ont donc une fonction éducative, culturelle, mais aussi ludique, fruits de l'enrichissement de nos diverses rencontres pour mettre à jour ce festival. Durant plus d'un an, nous avons débattu autour de partitions, de démos, pour décider ce qui serait joué et - même si cela est frustrant ! - ce qui ne le serait pas. La seule certitude de départ était de mêler des compositeurs de référence à d'autres plus jeunes, ou tout au moins aux œuvres peu connues, même dans leur pays d'origine. Globalement, sans toutefois refléter l'avant-garde, je pense que nous présentons un portrait assez sensible de cette deuxième moitié du
XXe siècle.


Pouvez-vous définir l'esthétique des compositeurs les plus jeunes ?
Certains suivent les courants déjà connus, mais en les faisant évoluer, d'autres partent au contraire dans une autre direction. Je pense, par exemple, à la pièce d'Annie Gosfield, associée au minimalisme mais faisant preuve d'originalité, ainsi qu'à celle Ned McGowan, jouée le même jour. Ce jeune trentenaire propose une œuvre très complexe au niveau rythmique, influencée par la musique populaire, le rock en particulier.
Ce sens de l'aventure est, je crois, typiquement américain, puisque notre absence de tradition à forcément influencé notre musique. Sans le poids
de l'Histoire, les compositeurs éprouvent une joie de chercher, une liberté d'inventer leur propre langage. Prenez les deux œuvres de Carter et de Feldman au programme : Sonata for cello & piano s'inspire des rythmes
de jazz, présentant une grande densité de notes, tandis que Met Heine on the Rue Furstenberg (clin d'œil à Paris !) est pour le moins contemplative, avec son climat méditatif, son jeu restreint qui exige une concentration énorme de la part des musiciens.


Vous-même avez arrangé Serpents, du Bad Boy Antheil ?
Oui, j'adore sa musique. C'est le compositeur le plus intéressant des années 20, le seul futuriste. Trois ou quatre ans à l'avance, Serpents annonce Ballet mécanique et, plus généralement, la musique de Conlon Nancarrow. Cette œuvre pour pianola nous était connue par une lettre de 1922, mais on la croyait perdue à jamais. Pourtant, Marc-André Hamelin
la retrouve un jour dans une vente aux enchères et se l'approprie pour 11 dollars ! Grâce à un expert allemand de l'instrument, un rouleau est refait d'après la partition. J'en ai effectué une version pour un piano et trois pianistes. C'en sera la création mondiale.

Propos recueillis par Laurent Bergnach en mai 2007

 

contemporary music forum © dr

 


Vendredi 25 mai, 18h
> Songs to dance

Libby Larsen
Corker (1989) / clarinette, percussion

William Bolcom
Extrait de Songs to dance (1989) / voix, piano

Steve Antosca
One becomes two (2007) / violon, électronique *

Elliott Carter
Sonata for cello & piano (1948)

Anthony Villa
Duo (2001) / violon, violoncelle *

Raymond Scott
War Dance for Wooden Indians (1938) / clarinette, accordéon, violon, violoncelle, piano, percussion (arrangement Dominique Clément)



Vendredi 25 mai, 20h30
> Process

Steve Reich
New York Counterpoint (1985) / clarinette, électronique
(assistant musical Mathieu Monnot)

William Bolcom
Extrait de Songs to dance (1989) / voix, piano

Douglas Boyce
Palimpsest : a composition of maps (2003) / violon, piano *

Morton Feldman
Met Heine on the Rue Fursyenberg (1971) / voix, flûte, clarinette, violon, violoncello, piano, percussion

Hugh Livingston
Entracte > CityPortrait : Port of Oakland (California) / bande **

Roger Reynolds
Transfigured Wind IV (1984) / flûte, électronique

Tôn Thât Tiêt
Metal Terre Eau (1980) / violon

John Cage
Concert for piano 1957-58

John Cage
Aria (1958) / voix



Samedi 26 mai, 18h
> Machines

Steve Reich
Pendulum Music (1968) / performance

Charles Ives
Mélodies / voix, clarinette, accordéon (arrangement Dominique Clément)

Annie Gosfield
Brooklyn, october 5, 1941 (1997) / piano *

Stuart Saunders Smith
Leaving (1999) / marimba *

Will Ogdon
Oratory (1997) / marimba *

Thomas DeLio
Transparent Wave IV (1999) / marimba *

Georges Antheil
Serpents (1921) / piano à six mains (arrangement Guy Livingston) **

Jeffrey Mumford
Undiluted days (2000) / violon, violoncello, piano

William Bolcom
Extrait de Songs to dance (1989) / voix, piano

Ned McGowan
Tools (2007) / clarinette, violon, violoncelle, piano **



Samedi 26 mai, 20h30
> Dreams / Utopias

Robert Strizich
5 corporate Miniatures (2006) / voix, piano **

Virgil Thomson
Le berceau de Gertrude Stein ou Le Mystère de la rue de Fleurus (1928) / voix, piano

Ned Rorem
Ariel (1971) / voix, clarinette, piano

George Crumb
Dream Sequence (Images II) (1976) / violon, flûte, clarinette, violon, violoncelle, piano, percussion

Hugh Livingston
Entracte > Einstein once said... / bande **

Geoffrey Gordon
Fallen Eve (2004) / voix, flûte, clarinette, violon, violoncelle, piano,
percussion *

William Bolcom
Extrait de Songs to dance (1989) / voix, piano

John Cage
Credo in US (1942) / deux percussions, piano, électronique


* création française
** création mondiale

 

 


Eléments de biographie

Georges Antheil (1900-1959) a laissé une œuvre qui se caractérise
par une grande vitalité rythmique, une saveur harmonique et une vigueur mélodique. Plutôt autodidacte, il part en Europe en 1922 poursuivre sa carrière de pianiste concertiste. Son principal succès fut Ballet mécanique, véritable œuvre de référence pour ensemble de percussions. Cette œuvre bouleversa les conventions et, dans un spectacle qui comportait des sirènes et des hélices d'avion, fit beaucoup de bruit lors de sa création américaine en 1927 au Carnegie Hall.

Steve Antosca, le directeur du Contemporary Music Forum a eu sa
maitrise en Computer Music Composition de Peabody Conservatoire
de l'Université Johns Hopkins.

William Bolcom est né à Seattle en 1938. Très tôt, il montre des dispositions pour la musique : à 11 ans, il commence à étudier le piano
et la composition à l'université de Washington pour devenir, à 26 ans,
le premier étudiant de l'université de Stanford (Californie) à recevoir un doctorat en Musicologie. Bolcom s'installe alors à New York et se consacre au ragtime et à la musique populaire américaine. Sa carrière est à la fois riche et variée. Son œuvre comprend aussi bien des chansons de cabaret, des opéras, que des pièces symphoniques ; il est aussi un pianiste et accompagnateur accompli.

Douglas Boyce est né à New-York en 1970. Membre fondateur de
counter)induction, il écrit de la musique de chambre reliant le médiéval
et le moderne, le viscéral et le cérébral. Il est actuellement professeur assistant en musique à l'Université George Washington (Washington, DC)

John Cage (1912-1992) étudie le piano avec F. Ch. Dillon à Los Angeles
et avec Lazare-Levy à Paris, le contrepoint avec H. Cowell et la composition avec Arnold Schönberg à l'Université de Californie. Il n'adopte pas le dodécaphonisme et développe ses propres procédures expérimentales. Ses premières œuvres pour piano préparé ou pour instruments à percussion remontent aux années 1930. Ses interventions en Europe en 1954, 1957 et 1958 suscitent l'intérêt immédiat des avant-gardes musicales qui décèlent une présence inquiétante et une source de réflexions. Les positions de Cage, nourri de pensée orientale, s'opposent au caractère rationnel de la construction musicale européenne.

Elliott Carter est né le 11 décembre 1908 à New York, et a étudié la littérature anglaise et la musique à l'université de Harvard. Sa rencontre
avec Ives, qui l'encouragea à devenir compositeur, fut décisive. Ecrivant
une musique exigeante, loin du style américanisant d'un Copland ou d'un Bernstein, mais loin aussi de l'expérience sérielle, qu'il jugea à certains égards sévèrement, Carter a construit son oeuvre avec une certaine
lenteur et dans un grand esprit d'indépendance.

George Crumb est né le 24 octobre 1929 à Charleston, Virginie. Sa musique, souvent d'une concision et d'une austérité issues tout droit
de Webern, marquée aussi par l'influence de Debussy et des traditions orientales, doit sa forte originalité à ses sonorités, ses aspects rituel et mystique, et témoigne d'une intense sensibilité poétique.

Thomas DeLio est né en 1951 à New-York. Compositeur et théoricien,
il a fait ses études au New England, conservatoire de musique de Boston
et à la Brown University de Providence, Rhode Island où il obtient son Doctorat dans un programme d'études interdisciplinaires rassemblant mathématiques, musique et arts plastiques. Thomas DeLio s'est fait notamment connaître dans le domaine de la composition assistée par ordinateur et en tant que créateur d'une série d'installations sonores électroniques live. Il est actuellement Professeur Associé dans le département de Musique de l'Université de Maryland à College Park.

Morton Feldman (1926-1987) étudie le piano avec une élève de Busoni.
Ses premières compositions sont influencées par le style de Scriabine. Wallingford Riegger, en 1941, puis Stefan Wolpe, en 1944, deviennent
ses professeurs de composition. Au cours de l'hiver 1949-1950, il
rencontre John Cage qui l'encourage dans une voie intuitive, loin de tout système. Tenté par l'écriture graphique, il y renonce de manière définitive
en 1967, refusant que ses interprètes travestissent une telle notation en
art de l'improvisation.En 1984 et en 1986 il enseigne aux Ferienkurse für Neue Musik de Darmstadt.

Geoffrey Gordon est né en 1968. Il a écrit des pièces orchestrales et de la musique de chambre (vocale et instrumentale) de même que des œuvres pour le théâtre, le cinéma et la danse.

Annie Gosfield est compositrice, pianiste, et improvisatrice.
Son œuvre comprend des pièces acoustiques et électroniques pour
piano solo désaccordé, pour orchestre de chambre incluant des éléments d'improvisation et des cordes désaccordées. Active sur la scène musicale downtown New-Yorkaise, elle interprète aussi bien la musique écrite que l'improvisation, mêlant régulièrement les deux.

Charles Ives (1874-1954) suit tout d'abord les conseils de son père
George, musicien amateur plein de fantaisie. Entré à l'Université de Yale en 1894, il étudie la composition avec Horatio Parker. Sa musique comprend des symphonies, des sonates, une série très importante de mélodies, de
la musique de chambre et des œuvres pour chœurs. Son style, fait de libres associations, expérimente des procédés aléatoires, des quarts de tons,
des citations, des collages, bref, toute une panoplie qui sera abondamment utilisée au cours du XXe siècle. Il est un musicien avant tout intuitif dont l'univers imaginatif très conséquent trouve ses racines dans la société américaine de son temps.

Libby Larsen (née le 24 décembre 1950 à Wilmington, Delaware) est l'une des compositrices américaines les plus prolifiques et les plus jouées. Son catalogue de plus de 200 titres recouvre tous les genres, de la musique vocale intimiste à la musique de chambre, et à des pièces pour grands orchestres et chœurs. Sa musique a été appréciée pour son dynamisme
et son esprit profondément inspiré et vigoureux.

Hugh Livingston est un violoncelliste, compositeur, et architecte sonore.
Il est diplômé de l'université de Yale, du California Institute of the Arts, et
de l'université de Californie (San Diego). Il s'intéresse particulièrement
à l'improvisation, la collaboration avec des artistes visuels, la musique électroacoustique, et la musique du Japon et de Chine. Il a fait des installations sonores dans des espaces aussi variés que les parkings souterrains et les temples bouddhistes.

Ned McGowan est né aux Etats-Unis, mais vit à Amsterdam depuis 1994,
où il suit une carrière d'interprète, de compositeur et d'enseignant.

Jeffrey Mumford est né à Washington en 1955 ; il a reçu de nombreux prix, commandes et récompenses : l' Academy Award in Music de l'American Academy of Arts & Letters, des bourses de la Fondation Guggenheim,
du Composers Conference, Johnson, Vermont et de la fondation Aaron Copland.

Steve Reich est né à New York en 1936. Enfant, il étudie le piano avant
de se tourner vers la percussion. Il obtient une licence de philosophie à la Cornell University en 1957. En 1973 et 1974, il travaille la technique des gamelans balinais Semar Pegulingan et Gambang, à la Société américaine des arts orientaux à Seattle et à Berkeley en Californie. De 1976 à 1977, il étudie les formes traditionnelles de la cantilation des écritures hébraïques.

Roger Reynolds a étudié la musique et les sciences à l'Université du Michigan. Ses œuvres incorporent des éléments de théâtre, de traitement digital du signal, de la danse, vidéo, de traitement du son indirect dans un esprit de pluridisciplinarité.

Ned Rorem est né le 23 octobre 1923. Tout au long de sa carrière, il fut
un partisan de la musique tonale dans un style à la fois direct et lyrique.
Son œuvre comprend presque tous les genres musicaux et également
six ouvrages littéraires. L'influence des années passées à Paris auprès d'Auric, Poulenc et Cocteau donnent à Rorem un souci de clarté dans l'expression de ses émotions.

Raymond Scott (1908-1994) était un compositeur américain, directeur d'orchestre, pianiste, ingénieur, un non-conformiste de l'enregistrement,
un inventeur d'instruments électroniques. Bien que Scott n'ait jamais écrit
de bande-son de films d'animation, sa musique est familière à des millions d'oreilles car les Warner Brothers adaptèrent ses pièces dans plus de 120 dessins animés de Bugs Bunny et Daffy Duck devenus des classiques.

Stuart Saunders Smith est né en 1948. Compositeur, éditeur et poète,
sa musique impressionne à la fois par son étendue et par la richesse de
la diversification. Ses partitions, reflets de cette multiplicité, se distinguent comme autant d'exemples saisissants et originaux de la variété des innovations qui caractérise la notation musicale contemporaine. Stuart Saunders Smith ne se dit pas éclectique, mais son style est imprévisible d'une pièce à une autre. Le fil conducteur de toutes ses pièces remonte
à un intérêt primordial pour la psychologie de l'interprétation.

Robert Strizich a composé des œuvres pour orchestre, chœur, musique de chambre, et électroacoustique. Apres des études de musique à l'Université de Californie (Berkeley) et le Musikakademie de Bâle, Suisse, il a obtenu un Ph. D. en composition à l'Université de Californie (San Diego), ou il étudiait avec Roger Reynolds et Bernard Rands.

Virgil Thomson (1896-1989) est un compositeur américain aux multiples facettes doté d'une grande originalité ainsi qu'un remarquable critique musical. Grâce à un style marqué par une intelligence aiguë et un enjouement manifeste, ses compositions très originales plongent dans
les rythmes de la langue parlée américaine et l'harmonie du livre des cantiques. Sa musique a surtout été influencée par les idéaux de clarté,
de simplicité, d'ironie et d'humour de Satie.

Ton-That Tiêt (né à Huê, au Viêt Nam, en 1933) se rend en France en 1958 pour approfondir les domaines de l'écriture musicale que sont l'harmonie,
le contrepoint, la fugue et la composition, qu'il travaille avec Jean Rivier puis André Jolivet au Conservatoire National de Paris. Aujourd'hui, sa musique se caractérise par cette double appartenance orientale et occidentale dont son langage constitue une synthèse, l'inspiration et la philosophie étant fondamentalement orientale.

Anthony Villa, compositeur et pianiste, est diplômé de l'Université du Maryland où il a étudié la composition avec Lawrence Moss. Ses pièces de musique de chambre sont écrites pour des combinaisons instrumentales
et vocales variées, du solo et des pièces électroniques à des orchestres
de chambre. Anthony Villa est membre du Contemporary Music Forum depuis 1991.

 


En savoir Plus

Théâtre Dunois
7, rue Louise Weiss - 75013 Paris
renseignements au 01 45 84 72 00
www.theatredunois.org

Ensemble Aleph
www.ensemblealeph.com

Contemporary Music Forum (Washington)
www.cmf.electrotone.com