l'ONL Clôture en beauté
Auditorium, Lyon
20 juin 2009
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Au sortir du dernier concert de la saison symphonique, donné
par l'Orchestre national de Lyon dans son temple de l'Auditorium
Maurice Ravel, le mélomane ne pouvait que répondre
"oui, mille fois oui !" à la fameuse question
jadis posée par Françoise Sagan :
"Aimez-vous Brahms ?".
Pianiste passé à la baguette de chef avec un bonheur
infini - la chose
est assez rare pour être remarquée et signalée
- Christian Zacharias
venait de livrer aux oreilles lyonnaise une version enthousiasmante
de
la (pourtant) célébrissime Symphonie n°3 du
compositeur allemand.
Une version mou-vante, frémissante de vie intense, refusant
les traits
trop appuyés et les regards trop marqués, depuis un
Allegro initial
joliment con brio jusqu'à un Finale finement
poco sostenuto, en
passant par le fameux, voire rebattu, Allegretto, pour une
fois jamais complaisant.
Il est vrai que les divers pupitres de l'ONL répondaient
chaque fois
présent, des cordes ductiles aux cuivres valeureux
en passant par des
bois d'une infinie clarté. Un orchestre qui avait auparavant
fourni les
solistes d'une Symphonie concertante en mi bémol majeur
de Haydn défendue avec élégance et brio
par Giovanni Ravido (violon), Nicolas Hartmann
(violoncelle), Guy Laroche (hautbois) et Louis-Hervé
Maton (basson).
De son côté, Christian Zacharias avait retrouvé
son clavier - tout en conservant la direction - histoire de faire
revivre le Konzerstück pour
piano et orchestre en fa mineur de Weber, une belle partition
trop
rarement jouée, ici particulièrement bien défendue.
Oui, vraiment, un clôture de saison en beauté !
Gérard Corneloup
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